Révision du quotient familial. Une réforme décevante !


 

Cela faisait partie des promesses de campagne de F. Hollande. Cette réforme envisagée du quotient familial avait fait pousser des cris d’orfraie à l’ensemble de la droite qui prétendait y voir le démantèlement prévisible de la politique familiale.

 

La promesse va être tenue, mais, et faut-il y voir le souci de ne vexer personne, beaucoup d’eau a été versée dans le vin ! Aujourd’hui, on ne parle que de baisse « légère » du plafond.

Le gouvernement souhaite que la déduction induite ne dépasse pas les 2000 contre 2300 aujourd’hui. On n’est vraiment pas dans la révolution ! Un ménage gagnant 9 fois le smic et ayant trois enfants ne perdra que 273€. Quel sacrifice, quel effort de solidarité, quel atteinte grave à la politique familiale !

 

Quand on parle autant d’équité, de solidarité, d’exemplarité, il me semble que l’on devrait se montrer un peu plus ferme. Nous sommes un des seuls pays de l’OCDE à conserver ce quotient. D'autres pays (Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Italie) l’ont abandonné pour un crédit d’impôt équivalent pour chaque enfant.

 

S’il faut se convaincre du caractère injuste et inégalitaire de ce quotient, regardons quelques chiffres (vérifiables partout sur le net).

Un enfant « rapporte » 269 euros par an à un ménage gagnant deux fois le SMIC et près de 10 fois plus (2.200 euros) à un ménage gagnant 15 fois le SMIC. Un couple avec deux enfants doit gagner plus de8.667 euros brut par mois pour être plafonné. Les 10 % les plus riches confisquent plus du quart de l'avantage (2,9 milliards d'euros) lié au quotient familial.

 

Compte tenu de ces chiffres et de ce qu’ils impliquent, je trouve que le gouvernement a manqué de courage pour mettre en place une véritable réforme de justice et d’équité. Déjà une occasion perdue !

 

 



03/06/2012
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie