Quand le FMI s'en mêle


Le FMI, Lagarde en tête, émet un avis sur ce qu’il conviendrait que la France décide afin de sortir de la crise et retrouver la compétitivité.

Première remarque, il est significatif de constater que ce sont maintenant les organismes transnationaux qui décident de ce que les états doivent faire pour se mettre en conformité avec leur doctrine.

Regardons maintenant les trois priorités énoncées par le FMI.

 

« Une réduction des cotisations sociales patronales

Elle pourrait contribuer à améliorer la compétitivité de l'économie française, "si elle est financée de façon appropriée", Pour le FMI, "la façon la plus efficace de financer" une telle opération "est de réduire les dépenses publiques de façon proportionnée". Les experts de Washington penchent plus vers une compensation en augmentant la TVA plutôt que la CSG. »

 

Cette proposition a le mérite d’être claire. Basculement sur la TVA des exonérations des entreprises. Chacun sait que la TVA est l’impôt le plus injuste car il pèse proportionnellement sur les plus faibles. Dans le cas où un effort serait fait pour alléger un peu la TVA des produits de base, ce serait une fois de plus les classes moyennes qui verraient une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat.

 

"Accroître la concurrence dans le secteur des services

Le FMI considère que "les dysfonctionnements et les rigidités du marché du travail et du secteur des services sont au cœur du problème de compétitivité qui s'est accru au cours du temps." Ils ne pourront être résolus que par un programme de réformes structurelles de grande ampleur."

 

Autre proposition libérale s’il en est. Disparition définitive des services publics. Privatisation de la santé, des transports, de l’énergie, et à terme de l’éducation.

 

"Ajustement du temps de travail

Les experts de Fonds préconisent d'établir "un cadre qui permette des dispositions salariales et d'ajustement du temps de travail au niveau des entreprises". Celles-ci doivent pouvoir "s'adapter aux changements de l'environnement économique, et, in fine, préserver et créer des emplois."

 

On est inquiet en lisant « dispositions salariales ». Faut-il lire baisse des salaires, ajustement sur les pays à la main d’œuvre la moins chère ? La question du temps de travail est clairement posée, la flexibilité maximum préconisée.

 

A l’heure où le rapport Gallois vient d’être déposé sur le bureau du premier ministre, ces propositions sont pour le moins inquiétantes. Les réponses que donnera le gouvernement le situeront définitivement par rapport aux libéraux qui inspirent le monde. Je ne suis pas optimiste.

 

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05/11/2012
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