La mission inavouée de Sarkozy.


Voila pourquoi je crois que nous sommes embarqués dans un vaisseau ivre qui nous emmène toujours plus profond dans la crise et l’appauvrissement. Rien n’est du au hasard, tout est prémédité, froidement théorisé et conduit. Une preuve ?

Voyez plutôt :

 

Qui ?

Monsieur  Denis Kessler, qui a été vice-président du Medef (organisation patronale) et président du Club Le Siècle entre janvier 2008 et décembre 2010.

 

Les propos ?

Voici le texte d’une récente déclaration de ce monsieur faite au journal « Challenges » le 4 octobre 2007 (pour rappel, année de l’élection de Sarkozy, mais c’est un hasard bien sur.)

 

«  Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ?

C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

C’est clair non ? Il est bien écrit que le gouvernement est sur la bonne voie dans sa mission de démantèlement des acquis du Conseil National de la Résistance. Jusqu’ici, ce sont justement ces acquis qui nous avaient en partie protégés des conséquences de la crise. Nous savons maintenant que ce ne sera bientôt plus le cas !

 

Alors, en Avril, faisons en sorte de ne pas donner 5 ans de plus au destructeur en chef.

 

N'oubliez pas cet autre article du blog.

 

 


 

 

Pour rappel, quelques unes des réformes issues du CNR.

 

. 26 août et 30 septembre 1944 organisation de la presse, interdiction des concentrations,
. 13 décembre 1944, institution des Houillères du Nord-Pas- de-Calais, 
. 18 décembre 1944, Contrôle de l'État sur la marine marchande,
. 16 janvier 1945, nationalisation des Usines Renault avec confiscation des biens de Louis Renault,
. 22 février 1945, institution des comités d'entreprise,
. 26 juin 1945, transfert à l'État des actions de la compagnie Air France,
. 4 et 19 octobre 1945, ordonnances de base de la Sécurité sociale, promulguées par le gouvernement du Général de Gaulle, qui fusionnent toutes les anciennes assurances (maladie, retraite). Elles prévoient le principe d'une « gestion des institutions de Sécurité sociale par les intéressés ».
. 2 décembre 1945, nationalisation de la Banque de France et de quatre grandes banques de dépôt (Crédit Lyonnais, Société générale, Comptoir d'escompte de Paris et BNCI. Ces deux dernières donneront naissance à la BNP en 1966) 
. 18 janvier 1946, dépôt à l'Assemblée de projets de loi sur la nationalisation de l'électricité et du gaz (avec les créations de EDF et GDF)

. 21 février 1946, rétablissement de la loi des quarante heures,
. 28 mars 1946, vote de la loi sur la nationalisation de l'électricité et du gaz,
. 24 avril 1946, nationalisation des grandes compagnies d'assurances,
. 25 avril, extension du nombre et des attributions des comités d'entreprises,
. 26 avril 1946, généralisation de la Sécurité sociale,
. 19 octobre, loi sur le statut de la fonction publique.

 

 


 

 

 



01/03/2012
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie