La grande supercherie de la dette.


 

On cherche à nous culpabiliser, nous serions de méchants profiteurs du système, nous vivrions au-dessus de nos moyens. La réalité est bien différente.

 

Les français produisent chaque année de l’ordre de 2 000 milliards d’€ de richesse. La dette s’élèverait à 1 700 milliards d’€. Où est le problème alors ?

 

Depuis plus de 10 ans, les gouvernements successifs diminuent les impôts de ceux qui récoltent la plus grande partie de la manne. Impositions et taxations moindres donc déficits. Alors, la solution… Au lieu de les taxer on leur emprunte et on leur reverse des intérêts… Eblouissante manœuvre. On « épargne » les riches et on leur sert une rente…

 

Mais là n’est pas la seule duperie. Car ces 1 700 milliards, on nous les ramène au PIB (2 000 milliards) ce qui donne effectivement un taux de 85% d’endettement. Cela permet de crier à la faillite du pays. La réalité est toute différente. Faut-il rappeler que cette dette est présentée en obligations d’état remboursables sur 7 ans. Hors, en 7 ans ce sont 14 000 milliards d’€ de richesse qui seront créés. Et là, notre « terrible » taux de 85% est ramené à 12% de la richesse produite. Plus du tout aussi épouvantable. Beaucoup plus supportable… On comprend mieux que les milieux financiers continuent à nous prêter (parfois même à taux négatif sur le court terme…)

 

Mais il n’y a pas que cela !

 

Il faut se souvenir que jusqu’en 1973, l’Etat français empruntait directement à la banque de France sans intérêt. Grâce aux magnifiques règles européennes, nous sommes contraints aujourd’hui d’emprunter sur les marchés et de payer des intérêts. La dette a commencé à se creuser à cette date. En  2011, les intérêts se sont montés à pas moins de 50 milliards d’€. Nous ne faisons que rembourser des intérêts. A échéance, l’Etat emprunte de nouveau pour continuer à « engraisser » le système bancaire, nous payons plusieurs fois les mêmes dettes.

 

Vous voulez plus fort encore ? Pour prêter aux états, les banques privées empruntent aux banques centrales à 1%. En prêtant à leur tour aux états à un taux de 2% ou 3% (pour le mieux) les bénéfices deviennent rapidement vertigineux. Imaginez quand, comme pour la Grèce, les mêmes banques prêtent à 18%... On n’est plus dans l’usure, on est dans le vol, la spoliation.

 

Les banques et les banquiers sont le vrai problème de nos pays. La construction européenne qui a conduit à cette situation est une monstrueuse supercherie.

 

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18/01/2013
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