Intégrisme économique


 

On nous parle sans retenue de l’intégrisme islamique. A en croire certains, il serait la principale menace qui pèserait sur les démocraties. On nous parle beaucoup moins de l’intégrisme catholique. Dans une Europe aux « racines chrétiennes » comme aimait à le répéter N. Sarkozy dans sa recherche effrénée de voix, cette pudeur s’explique.

Il est un troisième intégrisme que nul ne vous présentera comme tel, je veux parler de l’intégrisme économique. Intégrisme, car il se présente comme une fatalité, une incontournable contrainte. L’économie serait inscrite dans le cheminement du monde, et il n’y aurait nulle manière de s’y soustraire. Une seule théorie, une seule vision du monde et une seule façon de s’y plier. Nous sommes face à une mécanique effrayante par son outrecuidance et les moyens dont elle se dote pour asseoir plus encore sa domination. Ce « terrorisme économique » car c’est bien ainsi qu’il doit être nommé, enlève à la collectivité et à l’individu toute possibilité, tout  droit de choisir. Il instaure comme allant de soi, la domination d’une minorité sur la multitude. Il fonde une société  autoritaire, esclavagiste, assise sur l’ordre et l’obéissance, dans laquelle survivent des individus désespérés.

La facilité, la voie malheureusement suivie le plus souvent, amène à l’acceptation et au renoncement. L’autre voie, plus exigeante, est celle qui nous demande de reprendre en main notre avenir.  Tournant le dos à tous les intégrismes, nous devons aller vers une société de l’égalité et du partage. Nous devons refuser tous les dictats, toutes les prétendues doctrines dominantes. Un monde fraternel est possible si nous prenons conscience de tout ce qu’on nous impose comme de prétendues vérités.

 

 



19/05/2012
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