Hommage à Raymond Aubrac


Monsieur Aubrac s’est éteint. Combattant acharné de la barbarie Nazie, bâtisseur avec ses camarades de bataille d’un monde qu’ils avaient voulu meilleur. C’est une conscience qui s’éteint, un modèle, un phare. Il a brillé dans une des époques les plus sombres de notre histoire, lui et ses amis qui portaient en eux un idéal de liberté, de justice, de fraternité. Notre devoir est de prolonger son combat et de transmettre ses valeurs chèrement défendues à tous ceux qui aujourd’hui ne connaissent de cette époque noire que ce qu’en disent les livres. Nous devons continuer son œuvre pour plus de liberté, égalité, fraternité. Reconquérir tout ce qu’on nous a volé.

Monsieur Aubrac, vous qui vous êtes levé  quand tout le monde se courbait, vous qui avez dit non quand tout le monde acquiesçait, vous qui avez imaginé quand tout paraissait impossible, vous qui avez éliminé la barbarie et avez bâti un avenir pour ceux qui vous survivraient, vous qui n’avez jamais renoncé, jamais sacrifié l’essentiel, vous qui ne vous êtes jamais compromis, vous nous laissez un peu orphelins, nous qui avons vécu de votre victoire, nous qui avons joui parfois à l’excès de vos conquêtes, nous qui n’avons pas su préserver ce que vous aviez si chèrement conquis, nous qui avons laissé démanteler ce que vous aviez pierre à pierre construit, nous avons le devoir de nous ressaisir, d’honorer votre mémoire en résistant à notre tour à tous ceux qui aujourd’hui nous agressent et veulent effacer des frontons ces mots pour lesquels vous aviez accepté de périr :

 

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE

 

 



11/04/2012
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie