Evacuation de l'hôpital de Garches: Chronique de la violence ordinaire

 


Evacuation de l'hôpital de Garches: Chronique de la violence ordinaire

 

Pas un jour sans une information qui indigne, qui soulève colère et désespoir. Cette société, notre société est dans les mains de malades mentaux. Pantins tragiques à la solde des puissants qui confondent autorité et autoritarisme.
Qui était visé aujourd’hui ? Juste des parents d’enfants atteints du cancer qui menaient une grève de la faim à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches pour que le service qui soigne leurs petits malades ne soit pas fermé. Rendez-vous compte d’une atteinte insupportable à l’ordre public. Des parents dans le désarroi qui osent mettre leur propre santé en péril pour défendre les soins prodigués à leurs enfants… C’était insupportable, et dans ce pays qui a perdu tout sens du dialogue, la réponse à la détresse a été encore une fois l’usage de la force. On peut en France brûler des portiques sans être inquiété le moins du monde, on ne peut pas se battre pacifiquement pour apporter un peu de bien être à des enfants malades.
Honte donc à ceux qui ont décidé d’intervenir, honte à ceux qui n’ont pas su instaurer le dialogue, honte à un état qui met ses forces de l’ordre au service de gens aussi peu soucieux de leurs concitoyens, Honte à toute la chaîne de décision dans cette lamentable affaire. Honte enfin à ces gens qui ont choisi un métier qui brutalise au lieu de soutenir, un métier où on obéit aveuglément à des ordres absurdes.
J’ai honte pour tous ces gens, j’ai honte de ce pays, de ceux qui le dirigent, de ceux qui le martyrisent. Ils ont aujourd’hui rajouté de la peine à la peine, de la douleur à la douleur, du désespoir au désespoir. Je suis en colère…

 



09/07/2014
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie