Hommage à Fabienne Terral-Calmès


Hommage à Fabienne Terral-Calmès

 

Cette phrase terrible : « elle n’a pas été gentille avec ma fille »… Et à ce seul prétexte, plusieurs coups de couteau qui enlèvent la vie. Des coups mortels qui laissent une famille dans la souffrance, des enfants témoins sans doute traumatisés à jamais… Des coups mortels qui nous obligent à regarder en face cette société à la dérive, d’où toutes les valeurs ont disparu. Une société qui laisse errer dans les rues des malades mentaux prêts à semer l’horreur. Aujourd’hui, c’est une jeune femme qui tombe, qui s’éteint sur le lieu de son travail. Elle qui était là pour donner des armes pour la vie, qui participait à l’avenir des enfants qu’on lui confiait est fauchée à 34 ans. Cette violence inouïe nous effraie et nous questionne. Elle nous effraie car nous sommes tous à un moment ou à un autre des victimes potentielles d’un(e) égaré(e)… Elle nous questionne, car nous ne pouvons pas ne pas regarder pareil événement sans vouloir en comprendre l’origine, les raisons.
Mon hommage est modeste, tremblant, nullement à la hauteur du ressenti. C’est la collègue que je salue, c’est la femme, la maman, celle qui comme tant d’autres et bien que certains se plaisent à le dénigrer pratiquait un des plus beaux métiers du monde. Ce meurtre abominable est une blessure pour l’ensemble du corps social. Il nous dit combien nous sommes malades, combien nous sommes en perdition, combien ceux qui devraient nous protéger de pareille ignominie sont des incapables.
Je veux juste dire qu’en soustrayant Fabienne Terral-Calmès à la vie, cette mère indigne nous a infligés à tous une blessure brûlante impossible à refermer. Ce meurtre commis là où les enfants se construisent est un séisme destructeur qui ruine l’espoir, qui assombrit le jour. Qu’ensuite on déclare cette criminelle sans doute irresponsable ne changera rien à l’affaire. Plus rien ne réparera ce qui restera à tout jamais pour moi une insulte à l’humanité.
Reposez en paix, Fabienne, mes mots vont se perdre comme pétales au vent je le sais bien. Je veux juste croire qu’ils vous retrouveront en un lieu où se rejoignent les justes.

 

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11/07/2014
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie