Quoi de neuf sur le front du gaz ?

 

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es derniers temps, il y a eu beaucoup d’effervescence autour du gaz de schiste dans notre pays.

Après que le Conseil Constitutionnel eut validé la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique sur notre sol, certains opposants avaient cru le dossier gaz de schiste définitivement enterré.  C’était bien mal connaître les industriels de l’énergie. La contre attaque ne s’est pas fait attendre.

La société Hees Oil, en premier lieu, qui, avait racheté en 2012 les 7 permis d’île de France (initialement délivrés par le précédent gouvernement à la société Toréador propriété de la famille Balkany…) et qui sommait le gouvernement de prendre une décision rapide sur cette mutation sous astreinte financière. On notera l’outrecuidance de ces industriels qui n’hésitent pas à imposer leur rythme aux états sans la moindre pudeur. Le ministre Martin qui avait semblé hésiter un instant, a tout de même rejeté cette demande au motif qu’elle cachait l’utilisation de la fracturation hydraulique désormais définitivement interdite par la loi française. Reste la contrainte financière, Hess réclamant semble-t-il 30 000 € par permis, mais le ministre ne désespère pas de l’éviter lors de l’audience du 06/12/2013.

Le comité de prospective en énergie de l’Académie des Sciences a, à son tour, publié un avis, recommandant de lancer la recherche sur les gaz de schiste. Ce sont les mêmes qui, en leur temps, sous couvert d’une approche scientifique du problème, avaient recommandé l’extraction de l’uranium et le tout nucléaire avec les conséquences que nous connaissons aujourd’hui. Quel crédit peut-on accorder à ces gens ?

Comme si cela ne suffisait pas, révélant au passage les liens étroits entre industrie et monde politique, des parlementaires favorables à l'exploration du sous-sol français sont de nouveau revenus à la charge mercredi en plaidant pour le lancement de «quelques dizaines de forages expérimentaux» afin de tester la «fracturation hydraulique améliorée ou des techniques alternatives».

L’argument est donc toujours le même. Forons pour savoir s’il y a du gaz (alors qu’ils nous répètent à l’envi que la France est « assise » sur des réserves colossales) et testons de nouvelles techniques de forage. Ce disant, ils passent sous silence, et ce n’est pas par hasard, la totalité de la chaîne de production qui génère force pollution et désagréments. L’idée est simple, voir même simpliste. Forer quelques puits pour montrer le savoir faire de ces entreprises et l’absence d’impact de cette exploitation sur l’environnement. Mais ne nous y trompons pas : laisser entrer le loup dans la bergerie et nous serons tous dévorés. En effet, les objectifs annoncés d’indépendance énergétique, de créations d’emplois ne seront pas atteints avec quelques dizaines de puits.

Alors que les feux passent au rouges dans bien des domaines aux USA (j’y reviendrai), alors que cette industrie semble montrer son vrai visage et conduit le continent américain à une catastrophe à la fois économique et écologique, il convient de rester vigilant sur notre territoire et d’empêcher cette exploitation.

 

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16/01/2015
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