Lot-et-Garonne: création d'une mission d'information sur les gaz de schiste


Une mission d'information et d'évaluation sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste, créée par le conseil général du Lot-et-Garonne, première collectivité à mettre en place une telle mission, s'est réunie mercredi à Agen, a constaté un correspondant de l'AFP.
Une mission d'information et d'évaluation sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste, créée par le conseil général du Lot-et-Garonne, première collectivité à mettre en place une telle mission, s'est réunie mercredi à Agen, a constaté un correspondant de l'AFP. ( © AFP Gerard Julien)
 

AGEN (Lot-et-Garonne) (AFP) - Une mission d'information et d'évaluation sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste, créée par le conseil général du Lot-et-Garonne, première collectivité à mettre en place une telle mission, s'est réunie mercredi à Agen, a constaté un correspondant de l'AFP.

Créée à la demande de la majorité PS de la collectivité, elle comprend huit conseillers généraux, de gauche et de l'opposition, qui devront rendre leur rapport sur les risques encourus, dans six mois.

Sa création intervient alors que le préfet de Région Midi-Pyrénées vient de recevoir deux demandes de permis d'exploration, un à Beaumont de Lomagne (Tarn-et-Garonne) et un à Mirande (Gers), selon le conseil général.

La demande de permis de Beaumont de Lomagne, déposée en mars, couvre une zone de 10.405 km2 dans le Lot-et-Garonne mais aussi six autres départements: le Lot, la Dordogne, le Tarn-et-Garonne, la Haute-Garonne, l'Ariège et le Gers, ce qui en fait en superficie le plus grand permis demandé en France.

La demande concernant Mirande, faite en mars 2011, chevauche celle de Beaumont de Lomagne, dans la partie gersoise, selon le conseil général.

"Nous sommes inquiets, c'est pourquoi nous avons créé cette mission", explique son président PS, Georges Denys (PS).

"Nous allons rencontrer des techniciens, des chercheurs, des associations et des industriels (...) afin de connaître les risques encourus", a-t-il ajouté.

"Les techniques pour extraire et exploiter ce gaz nous préoccupent: la moitié du département est concernée par la demande de permis", a ajouté Raymond Girardi membre de cette mission d'information et vice-président Front de gauche du conseil général.

L'exploitation des gisements de gaz de schiste, formations rocheuses riches en hydrocarbures, est montée en puissance grâce au forage à l'horizontale et à la fracturation hydraulique, cette dernière technologie étant accusée par les défenseurs de l'environnement de polluer les nappes phréatiques et l'air.

En juillet, une loi a interdit la technique de la fracturation hydraulique, faisant de la France le premier pays à la prohiber.

En octobre, en vertu de cette loi, le gouvernement a annulé trois permis de recherche de gaz de schiste accordés à Total et à l'américain Schuepbach dans le Midi.

 

 

© 2012 AFP

 



21/03/2012
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