Lendemain de manif: 18 novembre 2018


https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/l_6657445.gifes gilets jaunes, c'était hier, même si dans de nombreux points du territoire des actions sont encore en cours. Médiatiquement, c'est le calme après la tempête : curieusement ! Le déferlement des jours précédent l'action s'est brutalement interrompu semble-t-il. Pourtant,  ils ont été actifs, faisant tout ce qui était en leur pouvoir (qui est grand) pour parasiter, j'allais dire discréditer par avance cette journée de protestation.

Au lendemain de cette journée du 17novembre, ce relatif silence est pour le moins suspect. Ils n'y aurait que si peu de choses à dire ?

Oh me direz-vous, ils assurent le minimum, ils reprennent bien en boucle les éléments de langage du gouvernement, Castaner en tête, de même que les chiffres absurdement sous-évalués. Ils ne se privent pas de mettre en avant le terrible drame qui a coûté la vie à une manifestante comme n'a ps manqué de le faire l'odieux ministre de l'intérieur. Les gilets jaunes rendus coupables de cette tragédie. Non ! Le seul est vrai responsable c'est Macron et sa politique devenue insupportable.

 

Ils font des efforts les médias : ils en appellent à BHL le dandy débraillé pour mettre à mal le mouvement. Il parle de l'échec du mouvement et réaffirme son soutien à la fiscalité écologique (rien de moins) de Macron. Il est vrai que la hausse des taxes et la baisse du pouvoir d'achat ça ne l'affecte guère !

 

Ils font des efforts en relayant les propos de De Rugy, le pantin vert, qui affirme qu'il ne dévieront pas d'un pouce . Il reprend docilement les injonctions du maître, sourd lui aussi au grondement qui monte, accrochés à leur dogme, serviteurs zélés des donneurs d'ordre !

 

Si prolixes quand il s'agit de défendre le pouvoir, que cachent-ils donc ?

 

Ils ne nous disent pas qu'à de très rares exceptions choisies avec minutie pour leur potentiel « intérêt médiatique », ils étaient absents du terrain d'où pourtant ils auraient pu nous faire une tout autre description.

 

Ils auraient pu par exemple procéder à une évaluation honnête du nombre de participants. Rappelons qu'un syndicat policier évalue à 1 million au moins le nombre de participants ce qui donne une vision bien différente du mouvement.

 

Ils auraient ainsi rencontré une foule de gens qui descendaient dans la rue pour la première fois de leur vie.IMG_5596_redimensionner.JPG

Ils auraient pu constater que toutes les générations étaient représentées, que beaucoup de femmes étaient présentes.

Ils auraient pu se rendre compte, contrairement à ce qu'ils affirment dans leurs raccourcis réducteurs, que le prix des carburants n'était pas la raison première de leur mobilisation.

Ils auraient pu mesurer la profondeur du malaise qui envahit ce pays.

Ils auraient pu rendre compte de tout ce qui touche et affecte les français.

Pour peu qu'ils aillent vers les gens, ils auraient entendu parler de taxes insupportables, de CSG, de gel des retraites, de baisse du pouvoir d'achat, mais aussi de sentiment de déclassement, d'abandon, et une rancœur terrible contre un pouvoir qu'ils jugent arrogant, méprisant, sourd, et sans considération pour le « petit peuple ». Ce mépris des élites était dans toutes les bouches, générant colère et agressivité.

 

Il est vrai que nous pourrions rêver d'un système médiatique qui donne et retransmet la parole du peuple au lieu de n'être qu'une courroie de transmission du pouvoir.

Leur travail devrait être de créer un équilibre entre un pouvoir omniprésent et surpuissant et un peuple ignoré et réduit au silence et à l'obéissance.

Faisant leur travail, ils auraient ainsi participé à donner de la visibilité et une voie à ceux réduits au silence. Mais je rêve !

 

Ce mouvement est dramatiquement révélateur de ce qu'est devenu notre société, tant en ce qui concerne ceux qui dirigent, ceux qui les soutiennent, ceux qui devraient en rende compte et ceux qui n'ont plus guère d'autre alternative que le refus et le combat !

Les gens ordinaires sont fatigués ! Leur sort n'est plus ni repris ni géré par les corps intermédiaires autrefois très impliqués et protecteurs, aujourd'hui empêtrés dans leurs dissensions et absents du jeu démocratique comme des luttes.

 

Les absents d'hier seront les perdants de demain. Ils ont eu tort. Quelles que soient les raisons invoquées pour leur absence, elles sont mauvaises. Les présents étaient multiples, divers, avaient mille et une raison, mais ils étaient tous réunis sous un seul slogan. « Macron ça suffit! »

 

Je ne retiens qu'une chose de cette journée, simple, élémentaire : Malgré tous les efforts des « anti », un mouvement a été initié, potentiellement fédérateur.Quelque bonnes âmes « vertes » ont bien essayé d'expliquer que le prétexte n'était pas le bon, elles ont juste fait la preuve de leur déconnexion des réalités de la France.

 

Le pouvoir ce matin semble sourd, muet si ce n'est pour annoncer que rien ne va changer. Alors, il faut également que pour ce mouvement, rien ne change. Se mobiliser plus encore, laisser s'exprimer la colère, n'arrêter que quand ils auront enfin compris que nous sommes une majorité à ne plus les supporter et à ne plus accepter leurs diktats, et leur montrer la porte.

 

Comme l'aurait dit Coluche, ce n'est qu'un combat, continuons le début !

 

Et une certitude, si ce mouvement échoue il n'y aura pas d'autre opportunité et nous aurons ce que nous méritons!

 



18/11/2018
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