Le débat selon Macron: morceaux choisis.


 "On est en démocratie. J'ai été élu par le peuple. Les vraies réformes elles vont avec les contraintes les enfants". Mais c’est quoi ce paternalisme de bas étage ? Il a quel âge déjà ?

 

"Je n'ai pas pris l'engagement de campagne qu'il y ait zéro SDF" Non, il avait juste dit : "La première bataille, c'est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus d'ici la fin de l'année avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois." "C'est une question de dignité, une question d'humanité et d'efficacité"

 

"J’ai été élu seul, personne ne m’a aidé"… Et il dit ça sans s’étouffer ! Il est fort !

 

La sortie du glyphosate en France ne serait pas possible " à 100% " dans trois ans, comme il s’y est engagé, " parce que si je le fais, si je vous disais ça, c’est simple, je tue complètement certaines filières ". Donc pour sauver les filières, on va continuer à s’empoisonner !

 

"Est-ce qu'il y a deux ans, quand il y avait l'ISF, on vivait mieux et il y avait moins de SDF ? Non." Celle-là, il nous la fait à chaque sortie. Un peu court comme argument tout de même. Personne pour lui demander ce que l’état faisait de la somme récoltée ?

 

"L'addition des colères, ce n'est pas un projet." Ben non ! Vous avez le droit d’être en colère, mais le projet, c’est mon projet et cela le restera ne vous en déplaise.

 

"Je ne suis pas un politicien. J'y suis allé contre le système politique en place. On m'a pris pour un fada." Là, il essaie de se faire plus jaune que les gilets jaunes !

 

"Retrouver un modèle de l'égalité des chances et pas de la correction de l'injustice, c'est ça, la clé." On va donc attendre que d’éventuelles mesures favorisant l’égalité des chances portent leurs fruits. En attendant… On ne corrigera rien !

 

"Si je fais augmenter le Smic de 100 euros payé par les employeurs, je détruis des emplois"… Ça, c’est l’éclatante manifestation d’une théorie économique dont on se dispense de prouver la validité. Il affirme, sans preuve tangible, et passe à autre chose.

 

"L'Assemblée nationale, elle a été élue il y a vingt mois, je ne vais pas la dissoudre parce que vous êtes en colère." Comprenez bien braves gens, c’est ça la démocratie représentative, vous déléguez le pouvoir, et si vous n’êtes pas satisfaits de la manière avec laquelle vous êtes représentés, vous mettez votre mouchoir dessus et attendez la prochaine échéance électorale. Et c’est précisément de ça dont on ne veut plus !

 

" Si j’étais né banquier d’affaire vous pourriez me faire la leçon… Ce n’est pas le cas… Vous pouvez ne pas aimer les banquiers, en attendant, vous ne pouvez pas avoir de prêt sans banquier. " Et voila comment on justifie le capitalisme de crédit !

 

"Je suis le fils de cette crise, la colère que vous exprimez, une partie d'elle m'a porté." Il va bientôt venir aux réunions avec un gilet jaune !

 

"S'il y a des gens corrompus, dénoncez-les aux juges". "Nous sommes une grande démocratie, la presse est libre et la justice indépendante". Dénoncez dénoncez braves gens, ça nous rappelle une triste époque... Pour la presse libre et la justice indépendante, là je crois qu'il fait de l'humour.

 

Et celle-ci que je garde pour la fin !

 

"Donc merci le carburant, quelque part !" Comprenez, cette révolte des gilets jaunes est pour moi un super carburant pour, après quelques habiles manœuvres de récupération, me redonner un peu de peps, me permettre d’envahir l’espace médiatique et politique et à terme de continuer sur la voie que mes amis du CAC40  m’ont tracée. Merci les gilets jaunes…

 

Et ça continue encore et encore… On sait depuis le début qu’il ne changera rien de toute façon. Il explique en résumé que les gilets jaunes n'ont rien compris. Toutes les mesures sont bonnes, tout est prévu. Ce qu’il fait est la seule voie possible. Cette récupération du débat n’est rien moins qu’une campagne électorale déguisée. Quelques artifices pour faire près du peuple, mais les questions ne sont là que pour lui permettre de placer sa propagande. Il ne vient pas écouter, il vient défendre ses positions. Ce n’est pas un débat, c’est un monologue. Ce n’est pas un président, c’est un marchand de lessive !

 

Il est bien soutenu, bien vendu comme pour les présidentielles, et ma seule question est :

 

Les français sont-ils à ce point dupes ?

 



25/01/2019
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