La dictature financière au coeur de l'Europe.


https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/l.gifa dictature financière fait son entrée en Europe. En Grèce comme en Italie, les dirigeants sont déposés par la volonté des marchés. Le peuple dans tout ça ? Juste bon à fouiller au plus profond de ses poches pour satisfaire l’avidité du système financier.

Des dirigeants dis-je qui, même si on ne les porte pas dans son cœur, avaient pour eux d’être élus par le peuple. Il aurait été légitime à tout le moins qu’ils fussent destitués par ce peuple lui-même. Au lieu de cela, la pression conjuguée des banques américaines, de la BCE et du FMI a eu raison de cette légitimité. Le pire dans tout ça, c’est l’aide zélée apportée par Merkozy l’hydre à deux têtes de l’Europe. Combien de temps va-t-il falloir attendre avant de voir Jean Claude Trichet accéder au poste de Premier Ministre ? Ne souriez pas, nous n’en sommes peut-être pas si loin !

 

En attendant ce funeste évènement, arrêtons-nous sur nos malheureux amis grecs et italiens et sur les dirigeants qu’on leur a imposés.

 

 Loukas Papadémos

Il a passé presque dix ans pendant les années 70 au MIT de Boston. Embauché par la succursale de la Réserve fédérale à Boston, Il est armé pour gouverner  la Banque centrale grecque  1994 et 2002, époque où Goldman Sachs, avec la bénédiction de l’Europe, aide secrètement les autorités du pays à trafiquer ses comptes pour être admissible dans l’euro. En récompense de ses bons et loyaux services, il est nommé vice-président de la Banque centrale européenne, poste qu’il occupera jusqu’en mai 2010, époque où il fut dépêché à Athènes pour encadrer Papandréou. Papadémos est membre de la Trilatérale depuis 1998.

 

 Mario Monti

Il a passé sa vie dans le temple du monétarisme italien, l’université Bocconi de Milan, en tant qu’étudiant, puis recteur et enfin président. Entre 1994 et 2004, il a été en charge du Marché intérieur puis de la Concurrence à la Commission européenne, avant de devenir conseiller international de la tristement célèbre banque d’affaire américaine Goldman Sachs. Il est président de la branche européenne de la Commission trilatérale au service de la mondialisation financière. C’est là qu’il a rencontré Loukas Papadémos !

Bien entendu, ces deux personnages n’ont aucune légitimité, ne se sont jamais présentés au suffrage universel, et sont uniquement des serviteurs zélés d’un ordre mondial. Ils sont les mercenaires de l’oligarchie financière, chargés de faire ce qu’aucun peuple n’aurait accepté de se dirigeants normalement élus. On peut parler de fascisme financier.

 

 

Revenons maintenant à nos malheureux amis italiens. Le gouvernement mis en place est révélateur des objectifs et des moyens envisagés par cette oligarchie.

 

Président du conseil donc, Mario Monti.

 

Ministre des finances… le même Mario Monti. (on n’est jamais si bien servi que par soi-même !)

 

Ministre du développement économique, Corrado passera. Il est le PDG de la banque  « Intesa-Sanpaolo ». Il a fait toute sa carrière sous la protection du patron du groupe de presse « La Republica-L’espresso » le miliardaire Carlo de Benedetti. Il est l’associé du spéculateur Georges Soros.

 

Ministre de la défense, l’amiral Gianpaolo DiPaola. Il est président du Comité militaire de l’OTAN, expert en changements de régimes, puisqu’il a supervisé l’ensemble de l’intervention des armées anglaise américaine et française en Lybie.

 

Ministre du travail, Elsa Fornero,  économiste, vice- présidente du conseil de surveillance de la banque « Intesa-Sanpaolo » et vice-présidente de la fondation banquaire Compagbia si Sanpaolo. C’est cette personne au-dessus de tout soupçon qui aura en charge la réforme du marché du travail.

 

Ministre des affaires européennes, Enzo Milanesi, ancien chef de cabinet de Mario Monti et vice-secrétaire général de la commission européenne sous la présidence de Romano Prodi puis Barroso.

 

 

Vous le voyez, la menace est bien réelle. L’oligarchie financière pose ses pions au cœur de l’Europe. Quels seront les prochains pays à abandonner ainsi leur souveraineté ? Quand les peuples sortiront-ils de leur torpeur pour reprendre leurs destins en main ? L’année 2012 devrait apporter des réponses à ces deux graves questions.

 



10/01/2012
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