Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France


https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/l_6657445.gife président de la commission européenne adresse une fin de non recevoir au gouvernement grec conduit par Alexis Tsipras. Sur l’annulation de la dette, Jean-Claude Juncker, oppose à la Grèce un « non » catégorique :

Les déclarations qui suivent sont éclairantes.

« Athènes a accepté deux plans d’ajustement, elle doit s’y sentir tenue. Il n’est pas question de supprimer la dette grecque. Les autres pays européens ne l’accepteront pas. »

« Dire qu’un monde nouveau a vu le jour après le scrutin de dimanche n’est pas vrai. Nous respectons le suffrage universel en Grèce, mais la Grèce doit aussi respecter les autres, les opinions publiques et les parlementaires du reste de l’Europe. Des arrangements sont possibles, mais ils n’altèreront pas fondamentalement ce qui est en place. »

 Puis plus précis : « Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités »

Et de conclure : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ». Ça a le mérite d’être clair. Peu importe le choix des peuples donc, l’UE s’en moque. Citoyens européens, la démocratie est définitivement enterrée.

Sur la France, ses déclarations ne sont pas mal non plus :

« Nous voudrions voir la France renforcer ses réformes, en nombre comme en intensité. » Selon lui, « la France souffre d’un manque de réformes dites structurelles, de réformes qui portent sur l’essentiel (…). Elle doit soigneusement examiner les faiblesses de son droit du travail ». Menaçant lorsqu’il réaffirme qu’« il n’y a pas d’autre remèdes que de la consolidation budgétaire » et n’exclut pas de sanctionner la France si son déficit n’est pas réduit : « Un pays ne peut pas échapper aux sanctions s’il ne respecte pas les règles. »

Cette attitude intransigeante surprend de la part de l’ex Premier ministre du Luxembourg, qui autorisait des dizaines de multinationales à s’affranchir des législations fiscales des pays membres de l’UE quand il était aux affaires.

 

D’après un article de Politis.



29/01/2015
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