Information, désinformation, approximation, mensonge

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nformation, désinformation, approximation, mensonge, le gaz de schiste et ses partisans ne nous épargnent rien. L’objectif des lobbys est bien de nous faire accepter l’inacceptable, d’importer massivement sur le territoire européen cette industrie qui chaque jour étend ses tentacules sur le territoire américain avec des conséquences environnementales et sociales maintenant avérées.

Un des gros arguments des industriels, est le rôle prétendu de cette exploitation dans la reprise américaine. C’est elle qui donnerait aux USA un avantage concurrentiel énorme et devrait leur permettre même, à terme, de devenir indépendants du pétrole du Moyen-Orient. L’indépendance énergétique, pouvoir se passer du pétrole et du gaz du Moyen Orient ou de la Russie… Le rêve absolu. C’est du moins ce qu’on essaie de nous vendre. En Amérique, qui n’est pas encore totalement indépendante, le prix environnemental à payer est immense. Vouloir faire croire à pareil avenir à la France est pur mensonge. Notre pays n’est en rien comparable au « modèle » américain. Notre pays ne peut supporter cette invasion de puits, cette atteinte à l’environnement  dont elle ne se relèverait pas.

Aujourd’hui, des études viennent renforcer mes convictions. Elles démontrent qu’il est faux de prétendre que le gaz de schiste n’a pas révolutionné l’économie américaine et qu’il ne sauvera pas l’Europe non plus. Les chercheurs de l’Iddri en France montrent que l’impact des hydrocarbures non conventionnels sur la reprise économique américaine est marginal et qu’il le restera sur le long terme. De quoi refroidir bien des ardeurs. Nous découvrirons sans doute bientôt l’étendue du mensonge, la supercherie mortifère.

En Amérique, l’industrie fait pourtant le forcing car il s’agit de continuer à convaincre les américains, et l’Europe par rebond, des bienfaits du gaz de schiste. Ils continuent à nous vendre le gaz comme le « combustible de demain ». Le patron d’ExxonMobil Rex Tillerson n’est pas le dernier à tout faire pour promouvoir une industrie dans laquelle son entreprise est en pointe. Le seul petit problème, c’est que ce monsieur a saisi la justice pour faire abattre un château d’eau destiné à l’exploitation du gaz situé trop près de son luxueux ranch de Bartonville. Forez, forez, mais pas dans mon jardin…

Cette position est loin d’être anecdotique. Elle est symptomatique d’une industrie et de ses dirigeants, prêts à tout pour toujours plus de profit au détriment des territoires et de leurs populations. L’Amérique ne tardera pas à arriver au bout de son aventure gazière. Le réveil sera sans aucun doute douloureux. Ne les laissons donc pas exporter leurs sinistres activités. L’exploitation du gaz pourrait se révéler comme une des pires « bulles » de ces dernières décennies. Son éclatement aurait des conséquences dramatiques sur le plan financier bien sûr, mais surtout par son impact sur l’environnement.

Répétons-nous, répétons-leur que nos territoires ne sont pas le Texas, que nous ne sacrifierons pas ce qui fait notre richesse pour un univers de puits, de tuyaux, de camions et d’odeurs de gaz.

 

  

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16/01/2015
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