Hydroxychloroquine. Quand on veut tuer son chien...


On a quand même l'impression que l'hydroxychloroquine doit être démolie à tout prix, même au prix d'études pour le moins contestables:

 

Une argumentation trouvée sur twitter, proposée par Puissants&Misérables .

C'est à lire pour tenter de se faire une idée autre que celle que l'on voudrait nous imposer.

 

 

 

Retour sur l'étude Lancet, qui, comme plusieurs études rétrospectives récentes, prétend démontrer que les patients traités CQ/HCQ (+ ou sans AZM) ont autant, voir plus de mortalité que les patients non traités. Je vais tacher ici de montrer en quoi ces études sont trompeuses.

 

Tout d'abord les liens vers ces deux études rétrospectives récentes observationnelles La critique présentée ci dessous est valable pour les deux, qui procèdent du même paralogisme, pour ne pas dire sophisme.

https://nejm.org/doi/full/10.10

Et https://t.co/buavkP4VSh?amp=1

[C'est en anglais!]

 

Le fait que celle du Lancet soit vouée a être brandie par les politiques afin de bannir l'HCQ justifie que l'on prenne vraiment le temps d'en dénoncer la méthodologie indiscutablement trompeuse. Je vais tacher d'être le plus didactique en commençant par un exemple concret.

 

Imaginons que nous cherchions a évaluer l’efficacité (en terme de survie en cas de naufrage) des gilets de sauvetages lors de balades en bateau, sachant que les bateaux naviguent entre 100 m et 1km du rivage.

 

On suppose les hypothèses de survie suivantes, en fonction: 1/ de l'age des passagers 2/ de l'utilisation ou non des gilets de sauvetages 3/ de la distance au rivage On suppose ainsi que l'utilisation des gilets de sauvetage divise toujours par 3 la mortalité.

 

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Imaginons que l'on procède à des expériences réelles afin de retrouver ce facteur 3 de diminution de la mortalité, entre ceux qui ont, ou non, un gilet de sauvetage

 

Expérience 1 : Prenons 2 bateaux, l'un équipé de gilets, l'autre sans gilets.

 

Supposons les données ci dessous, et observons les résultats (en ligne avec le tableau précédent) Les disparités d'age entre les deux bateaux font qu'on obtient un facteur 1.6 de morts entre le bateau avec gilet (8%) et sans gilet (13%).

 

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Un retraitement statistique permets alors de "redresser les groupes" afin de les homogénéiser et de pouvoir les comparer entre eux. On retrouve alors bien notre facteur 3 de taux de mortalité entre les deux groupes avec (8%) et sans gilets (25%).

 

Jusqu'ici tout va bien C'est comme cela en gros qu'est évaluée l'efficacité d'un traitement (assimilé au gilet de sauvetage) pour un patient malade (dans l'eau) cherchant à guérir (rejoindre le rivage). Passons à la 2eme expérience.

 

Expérience 2 : Supposons maintenant la même expérience à la différence près que le bateau 2 sans gilet ne coule pas a 1km du rivage, mais a 100 m du rivage. On obtient alors les résultats ci dessous, en ligne avec le tableau des hypothèses de mortalité.

 

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On observe alors que vu la composition des bateaux en terme d'age des passagers, on se retrouve avec une mortalité 2 fois plus importante pour les passagers avec gilets que pour les passagers sans gilets! (8% contre 4%).

Surprenant? Est ce qu'on peut en conclure que l'utilisation des gilets augmente le taux de mortalité? Bien évidemment, NON !

 

Le problème ici, c'est qu'on ne peut juste pas comparer les taux de mortalités entre les deux bateaux, car le facteur initial "proximité du rivage" sur détermine au départ l'espérance de survie des passagers. Mais peut on corriger et redresser les disparités entre les deux bateaux?

 

Concernant la différence d'age entre les deux bateaux : oui, on peut corriger, comme dans le premier exemple. Et cela nous permet d'obtenir quelle aurait été la différence de mortalité entre les deux bateaux si ils avaient eu la même composition en terme d'age (8% contre 5%).

 

MAIS cela ne corrige pas le fait qu'on ne peut rien déduire de l’efficacité des gilets de sauvetage en comparant les deux bateaux (et SURTOUT PAS que les gilets de sauvetage AUGMENTENT le taux de mortalité) .

 

Mais peut on corriger statistiquement cette disparité initiale entre les deux groupes lié à la distance au rivage, afin de faire ressortir l'efficacité des gilets de sauvetage? La réponse est : NON. Et c'est tout le problème Voici pourquoi.

 

En effet, nous avons pu observer et relever les taux ci dessous en jaune, mais nous n'avons pas pu observer les taux en gris (e.g. 30% de mortalité pour les passager de plus de 60ans sans gilet a 1km du rivage) .

 

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Aussi il nous est impossible de procéder a un redressement de données permettant de rendre les taux de mortalité entre les bateaux comparables. Il nous est donc impossible d'en déduire que l'utilisation d'un gilet de sauvetage diminue la mortalité d'un facteur 3.

 

On observe que les passagers ayant un gilet ont presque 2 fois plus de mortalité que les passagers sans gilets mais c'est complètement incomparable Et c'est exactement le problème des études style Lancet, sur lesquelles nous allons maintenant revenir .

 

L'étude Lancet compile les données de 671 hôpitaux, majoritairement aux US . Or, comme nous l'a montré l'étude similaire Geleris J et al NEJM à NY, les guidelines des hôpitaux sont claires : les patients traités sont ceux (comme en France) qui sont le plus a risque .

 

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Ce point est absolument FONDAMENTAL. On peut le vérifier dans la référence pointée par l'étude : l'HCQ n'est recommandée QUE dans le cas ou "l'état clinique du patient est suffisamment grave pour justifier un traitement expérimental".

 

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A contrario donc, dans les cas ou l'état clinique du patient n'est pas "suffisamment grave", le traitement n'est pas suggéré (il n'est pas interdit mais non recommandé, ce qui revient dans la grande majorité des faits à ne pas traiter ces patients) .

 

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Les guidelines des hôpitaux, qui sont donc ce que l'on va évaluer, indiquent donc de traiter ("gilet de sauvetage") les patients les plus à risque ("à 1km du rivage") tandis que les patients les moins a risque ("a 100m du rivage") ne sont pas traités ("sans gilet de sauvetage") .

 

Voila pourquoi, lorsque l'on récupère les données, on observe tout naturellement qu'il y a bien plus de morts parmi les patients traités, que parmi les patients non traités [...]

 

[...] de la même manière que dans notre exemple, il y a plus de passagers a 1km du rivage morts AVEC un gilet de sauvetage, que de passagers a 100m du rivage morts SANS gilet de sauvetage.

 

Que peux t on en conclure? RIEN... Les données entre elles ne sont pas comparables et amènent a des conclusions potentiellement absurdes... (les gilet de sauvetage augmentent la mortalité, traiter HCQ +/- AZM multiplie par 2 ou 3 la mortalité...) .

 

A noter qu'on n'est pas en mesure ici d'évaluer l'efficacité du traitement sur les patients traités, de la même manière qu'on est pas en mesure dans l'exemple d'évaluer l'efficacité du gilet de sauvetage .

 

Il faudrait pour cela que,comme dans le première exemple,il n'y ait pas de différentiation faite A PRIORI entre les patients dans le choix ou non de traiter, à savoir que le fait de traiter ou non un patient ne soit pas guidé par l'évaluation de son état clinique présent ou futur .

 

Rappel : CQ → Chloroquine

HCQ → Hydroxychloroquine

AZM → Azithromycine

 

 

Un complément important ajouté aujourd'hui ... ICI

 

 


 

 

Un détail qui n'est pas sans saveur:

Les articles de la revue The Lancet sont habituellement payants à 30 dollars l"unité...... Mais celui qui essaye de démonter l'Hydroxychloroquine est " étrangement " gratuit.....

 


 

 

Un complément d'information sans doute utile:

 Par ariane walter

 

Pour diffamer Raoult, l'AFP et donc les médias, se servent d'une étude dont je livre ici juste qui la finance... Ont participé au financement de l'étude (page 9 de l'étude) :

 

Abbott, Medtronic, Janssen, Mesoblast, Portola, Bayer, Baim Institute for Clinical Research, NupulseCV, FineHeart, Leviticus, Roivant et Triple Gene", c'est à dire des entreprises privées ayant intérêt à discréditer un traitement qui, étant pratiquement gratuit... et composé de molécules tombées dans le domaine public, nuit à leurs perspectives de business. Participent au financement de la Harvard Médical School (dont est issu l'auteur de l"étude") : La fondation Bill et Mélinda Gates (voir sur le site de la fondation), Mark Zuckerberg, Lakshmi N. Mittal, la fondation Rockefeller Etc... (tous des champions de la gratuité) impliqués dans des projets de vaccination contre le covid 19.

 

L'ensemble de ces informations est accessible dans l'étude elle même et sur les sites de la Harvard Business school.

 

 


 

 

Hydroxychloroquine : les auteurs de l’étude publiée par le Lancet ont tous un conflit d’intérêt… Lire ... ICI

 

 


 

Mise à jour 26/05/2020

 

Un très intéressant article pour continuer le débat.

 

INTERVIEW EXCLUSIVE : La «science» de la pandémie, Marcos Eberlin, PhD, science collaborative acte 2...   Lire ... ICI

 


 

Mise à jour 26/05/2020

 

La surmortalité due à la chloroquine est un bidonnage de haut vol !  Lire ... ICI

 

Lynchage organisé de la chloroquine par les médias, basé sur une étude aux données non vérifiées, ni vérifiables. Agoravox. Lire ... ICI

 

 


 

 

Mise à jour du 27/05/2020

 

Un aveu choquant de l’éditeur de The Lancet, la revue médicale la plus estimée au monde, a été pratiquement ignoré par la grande presse et les médias dominants. Le Dr Richard Horton, rédacteur en chef de The Lancet, a récemment fait une annonce disant qu’un nombre scandaleux de publications d’études sont au mieux, peu fiables, quand elles ne sont pas complètement mensongères, en plus de frauduleuses.  Lire ...  ICI

 


 

Mise à jour du 28/05/2020

 

Le très sérieux Guardian s'en mêle!

 

The Lancet sur la sellette

 


 

 

Mise à jour du 02/06/2020

 

Le débat n'est pas clos, mais des questions sont enfin posées... Même en France!

 

LancetGate : quel rôle joue le laboratoire Gilead qui développe le Remdesivir?   Lire ... ICI

 

 


 

 

Mise à jour du 04/06/2020

 

 


 

 

Mise à jour du 21/06/2020

 

Covid-19 : un point sur les études cliniques françaises.

ANALYSE : Les études cliniques pour les traitements contre la Covid-19 sont nombreuses. Nous faisons un point sur les études françaises à ce jour. Cet article est un peu technique, mais permet d'avoir un panorama des diverses études. Le résumé essaie de garder un niveau de détail acceptable pour permettre au lecteur de faire un tour d'horizon.

 

 

lire l'article ... ICI

 

 



24/05/2020
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