France, ta liberté d'expression fout le camp!.


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France, ta liberté d'expression fout le camp!

https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/o.gifui! La liberté d'expression est gravement menacée dans le beau pays de France. Aujourd'hui, vous ne pouvez plus oser la moindre analyse, le moindre commentaire, pire encore la moindre pointe d'ironie sur un sujet d'actualité sans être immédiatement taxé de gauchiste, islamogauchiste, raciste, homophobe, misogyne, antisémite, anticlérical, passéiste, islamophobe, bobogaucho et j'en oublie sans doute, la liste n'est pas exhaustive!

On vous censure de cette manière toute simple, rapide, efficace et impossible à contester dans la mesure où elle résume le débat à une invective suivie d'un haussement d'épaules.

On aurait tort de penser que ce n'est pas si grave. Il y a de moins en moins d'espace pour tout discours non formaté, nos calibré, non reconnu par l'intelligentsia et ses défenseurs patentés.

Nous allons tout droit vers un monde sans idée, sans débat, des décideurs sans contradicteurs, des modèles tout faits et reproductibles sans modification sous peine de disgrâce.

Si vous voulez une preuve de ce que j'avance, regardez donc dans les médias ces jours-ci, regardez le nombre de procédures de justice engagées contre des gens dont la grande faute a été d'exprimer une idée différente du modèle reconnu et d'y avoir aussi parfois mis des formes condamnées par les nouveaux inquisiteurs.

Les temps changent donc, et ce changement m'effraie. Ce monde aseptisé, débarrassé de ses "déviants" dans lequel tout le monde pense "juste" et le dit "avec les formes" reconnues par le système me révulse.

Ne manque plus, et cela va venir, que la liste de ceux et de ce que l'on peut critiquer, railler, ne manque plus que le petit dictionnaire des mots qui sont tolérables, et nous serons dans ce monde souhaité par tous ceux dont le pouvoir s'appuie sur l'impossibilité de le contester.

L'humour va mourir, le second degré échappe à l'intelligence des censeurs, l'uniformité triste de la pensée devient la norme.

 

Pour conclure ce petit billet, je vous glisse, oui, j'ose, ce petit texte de Pierre Desproges. Je me dis qu'aujourd'hui, on ferait sans doute exploser la salle de spectacle où il se produirait et il aurait du mal à faire face au déferlement de haine qui s'abattrait sur lui.

 

Je le mets car je crois qu'on peut tout critiquer, qu'on peut se moquer de tout, qu'il faut se moquer de tout, qu'il faut se moquer de nous sinon, nous nous desséchons et nous mourrons.

 

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06/12/2017
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