Fillon avoue sa faillite


En demandant à F. Hollande de soumettre son projet aux agences de notation, Fillon avoue son impuissance. Il laisse entendre que le projet du PS ne passerait pas l'épreuve des agences. Il avoue par la même que de son point de vue, les politiques ne sont rien sans l'aval de S&P et consorts. C'est un peu fort! Les politiques n'auraient donc plus la main! Ils seraient impuissants: alors dites-moi à quoi vont donc servir les prochaines élections en France? Autant trouver de suite un ex dirigeant de Goldman Sachs pour le mettre à la tête de notre pays et on n'en parle plus.

 

Et bien non justement! F. Hollande n'a pas à soumettre son projet à S&P ni à personne d'autre sauf les citoyens de ce pays. De Gaulle ne disait-il pas que la politique de la France ne se fait pas à la Corbeille. Aujourd'hui ce n'est pas plus à Wall Street de faire la loi chez nous!

 

Alors, que ce ministre qui parlait déjà en son temps de faillite de la France (comme si un pays pouvait être en faillite) laisse aujourd'hui penser que pour être applicable, un projet doit recevoir l'aval des "pingouins encostardés" de New York, est inadmissible.

 

Entre sarkozy qui nous parle de sacrifices et d'actions courageuses et urgentes (j'en tremble déjà), et un premier sinistre qui demande au PS d'obtenir la mention Bien avant de prétendre proposer son projet à la France, nos actuels dirigeants envisagent bien de nous faire courber l'échine.

 

Que faut-il de plus pour déchaîner une réaction salvatrice chez les citoyens français.

 

 



15/01/2012
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie