Encore quelques mots sur les propos de Guéant.


Je reviens sur les propos de Monsieur Guéant concernant « l’inégalité entre les civilisations ». Ces propos sont en effet inadmissibles. Imaginer comparer entre elles les civilisations quelle foutaise. Outre le fait qu’on sent bien la confusion qu’il y a dans ces propos entre « civilisation », « culture », et de manière inavouée « religion », sur quoi repose dans l’esprit de cet homme pareille comparaison. Si nous faisons la somme des « méfaits » de la notre, avons-nous des leçons à donner au reste du monde. Nombre de civilisations sur cette planète ne partagent pas notre système de valeurs : sont-elles pour autant à condamner ou à stigmatiser ? Notre civilisation du matérialisme à tout prix, de l’égoïsme comme sentiment premier, du non respect de l’autre justement, peut-elle encore prétendre être un modèle à suivre ? Je ne crois pas. Tenir de tels propos, laisser entendre qu’il y aurait des civilisations « meilleures » que d’autres, rappelle des pages bien noires de l’histoire de l’humanité. Les croisades, les colonisations, l’esclavage, le nazisme reposaient sur cette théorie de civilisations (ou de races) supérieures ! Alors de grâce Monsieur Guéant, quittez donc ce terrain.

Même s’il est vrai que je n’aimerais pas vivre dans certains pays, dans certaines sociétés, mais ceci est une posture personnelle, plus rien dans notre civilisation ne justifie que nous nous posions ainsi en maitres à penser du monde. 

 


 



07/02/2012
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie