En savoir un peu plus sur les kurdes.


Au moment où Erdogan avec la complicité passive de l'occident en général et de la France en particulier a décidé de réduire le peuple kurde à néant avec tout ce qu'il représente, une utile compilation d'articles pour comprendre ce qui se joue en réalité et ce qui est en jeu avec les kurdes!

C'est long, mais vous saurez ensuite de quoi vous parlez...

 


 

 

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« Erdoğan, un rêve de présidence omnipotente »

Opposants traqués, journalistes incarcérés, organes de presse suspendus, défenseurs des droits humains arrêtés, tortures recensées, marche des fiertés interdite, festival de films LGBTI supprimé, associations de défense des droits des femmes fermées, citoyens interpellés suite à des posts Facebook et président de la section locale d’Amnesty International sous les barreaux : on aura reconnu là l’œuvre du régime de Recep Tayyip Erdoğan. Tout en avançant au 24 juin 2019 la date des élections présidentielles et des législatives initialement prévues en fin d’année, le président turc supervise l’invasion meurtrière du nord majoritairement kurde de la Syrie et s’érige en défenseur des Palestiniens sans rompre ses relations économiques, militaires et diplomatiques avec Israël. Pour en parler, nous interrogeons le journaliste Guillaume Perrier, spécialiste de la Turquie et auteur d’une biographie consacrée au chef de l’AKP.
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Rencontre avec la Représentation du Rojava.
 
Une interminable rue du 4e arrondissement de Paris. Un immeuble dont rien n’indique qu’il héberge la Représentation du Rojava : on vient nous ouvrir et nous conduire jusqu’aux locaux. Aux murs, quelques photographies de ce territoire autonome au nord de la Syrie. Depuis 2014, sa Constitution, née d’un processus révolutionnaire nourri d’idées marxistes et libertaires, revendique une « société libre de l’autoritarisme, du militarisme, du centralisme et des interventions des autorités religieuses dans les affaires publiques ». Nous avons déjà longuement parlé de cette jeune expérience, des enthousiasmes qu’elle suscite et des réserves qu’elle soulève au sein du camp socialiste : inutile d’y revenir. Khaled Issa, représentant du Rojava en France et membre du PYD, nous reçoit dans son bureau tandis que les combats font rage à Raqqa, fief syrien de Daech : le drapeau du Rojava coudoie celui de la France, un fanion des Unités de protection du peuple celui de son homologue féminin.
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Prendre les armes pour la révolution du Rojava : entretien avec André Hébert
 
Convoquant la mémoire internationaliste de la guerre d’Espagne, André Hébert a rejoint le Rojava (ou Fédération démocratique de la Syrie du Nord) pour défendre, sous le nom de Firat, la révolution au sein de ses armées. Son livre, Jusqu’à Raqqa, est un journal de guerre : il rend compte des mois passés, entre 2015 et 2017, à lutter contre l’État islamique. Sans haine, écrit-il : il fallait seulement le mettre « hors d’état de nuire ». Mais la fin du califat ne signe pas celle des hostilités. À la faveur d’un pacte conclu avec les États-Unis, Erdoğan vient de renoncer à attaquer une nouvelle fois le Rojava. L’un de ses trois cantons vit déjà sous occupation turque depuis début 2018 : la situation demeure instable pour la révolution communaliste, menacée, en outre, par le nationalisme acharné de Damas — avec qui les autorités kurdes se voient contraintes de négocier. « Mon esprit est peuplé de fantômes, ceux de mes amis morts au combat », écrit-il encore. Nous nous sommes entretenus avec le militant marxiste de 27 ans, qui réside actuellement en France.
 

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Quelle révolution au Rojava ?

 

Qu’est-ce qu’une révolution ? Une montagne de contradictions. D’impairs, de reculades, de compromissions, voire d’exactions. Le Rojava, estime l’essayiste libertaire Noam Chomsky, tente, dans la limite des conditions fixées par la guerre en Syrie, d’instaurer une « société assez décente » — raison pour laquelle, poursuit-il, ces révolutionnaires « méritent assurément soutien ». Nous traduisons cet entretien de l’anglais : un anarchiste occidental a intégré les Unités de protection du peuple (YPG) afin de prendre part à la révolution autant qu’à la lutte contre Daech. Il tenait à rester anonyme. Un bilan — provisoire — à la fois enthousiaste et critique.

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La démocratie radicale contre Daech

 

On ne saurait, analyse Dilar Dirik, militante féministe et auteure kurde originaire de Turquie, lutter contre Daech sur la base des régimes « démocratiques » de l’ordre capitaliste. La sempiternelle « guerre contre le terrorisme » n’est d’aucun secours : il convient d’opposer, donc de bâtir, une démocratie radicale face au projet fasciste et théocratique. Les Kurdes de Syrie se tiennent aux avant-postes du combat contre Daech, mais certains de leurs soutiens, libéraux pur jus ou aventuriers à leurs heures1, font l’impasse funeste sur le projet politique émancipateur qui les pousse jusqu’à la ligne de front : une démocratie sociale, égalitaire, communale et pluri-ethnique.

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Que se passe-t-il au Rojava ? — entretien avec le Conseil démocratique kurde en France

 

« Débarrasser la région des terroristes », ont annoncé les autorités turques en désignant les révolutionnaires néosocialistes1 du Rojava, porteurs du projet « confédéraliste démocratique », afin de justifier leur invasion du nord de la Syrie et leurs bombardements sur les populations civiles. Les chiffres des victimes se bousculent de part et d’autre. Le régime d’Erdoğan — avançant dans cette opération aux côtés de djihadistes et de l’Armée syrienne libre, opposante historique à Bachar el-Assad — vient d’utiliser du napalm, nous assure Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde en France, en charge de fédérer 24 associations de la diaspora kurde à travers tout le pays. Un point sur la situation, et un appel au soutien, aussi modeste soit-il.

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L’émancipation kurde face aux pouvoirs syriens

 

Le Rojava1 est parfois accusé, depuis l’éclatement de la contestation populaire en 2011 et la guerre civile qui s’ensuivit, de complicité avec le régime de Bachar el-Assad. Pour comprendre la place des Kurdes en Syrie, et plus largement dans la région, il importe de revenir sur une histoire particulièrement complexe : c’est à cette seule lumière qu’il devient possible de démêler les relations des révolutionnaires kurdes avec le pouvoir syrien, l’État turc voisin et les rebelles majoritairement arabes. ☰ Par Raphaël Lebrujah
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Carnet du Rojava (1/3)
 
En mars 2016 naissait officiellement la Fédération démocratique de la Syrie du Nord, prolongement de la zone autonome du Rojava : un contrat social était mis en place, basé sur les principes du confédéralisme démocratique et du communalisme, promouvant l’écologie, l’égalité entre les sexes, l’appropriation collective de la terre, de l’eau et de l’énergie ainsi que le respect de tous les cultes. Le régime d’Assad avait aussitôt fait savoir que cette annonce n’avait « aucune valeur légale ». À l’heure où l’État turc, épaulé par des opposants armés audit régime, occupe Afrin, une région clé de la Fédération, la conseillère régionale et militante écosocialiste Corinne Morel Darleux s’est rendue sur place. Soucieuse de mieux comprendre cette révolution en cours, elle s’est entretenue avec plusieurs de celles et ceux qui s’échinent à la faire vivre, sur fond de guerre nationale et internationale. De retour, nous publions son journal de bord.
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13/10/2019
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