Création du Collectif des usagers de la SNCF pour la grève illimitée.


 Vient le temps où il devient nécessaire de dire clairement vers où notre vision du monde nous mène. Et même si mon blog doit prendre une tournure plus militante, j'assumerai.

Face à la campagne de déconstruction de notre société lancée par ce gouvernement, il convient de réagir.

 


 

 

https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/n.gifous sommes des usagers de la SNCF et nous voulons qu’une grève générale illimitée ait lieu, en réponse à l’attaque historique contre les travailleurs du rail. Nous sommes disposés à mettre toutes nos forces pour qu’une telle riposte, que l’on n’a pas vue depuis trop longtemps, se prépare, s’organise, se répande et finisse par bloquer toute l’économie.

Comme les cheminots, les salariés du rail, nous sommes contraints par la classe capitaliste à prendre le grand train quotidien de l’exploitation. Ce train, c’est celui qui nous conduit la tête pleine de soucis et d’angoisses vers des bureaux, des usines, des agences de Pôle emploi, où nous attendent des managers, des patrons, des chefs, qui sont chargés de confisquer la majorité de notre temps. Ce train, c’est celui qui nous ramène dans nos cités, nos petits pavillons, nos immeubles, une fois le turbin accompli, avec les mêmes soucis, les mêmes angoisses, la fatigue en plus.

Comme les cheminots, les salariés du rail, il nous arrive, quand on le peut, de prendre le train de la détente, des loisirs, des vacances. Un peu de repos, le temps de se vider la tête et de ne pas penser à la reprise du boulot.

Le piège de la division est trop gros, ne tombons pas dedans !
Ça y est, cette fois c’est fait, un gouvernement décide de supprimer purement et simplement le statut des cheminots et de préparer la privatisation de la SNCF, sur le modèle anglais. Comme d’habitude, on nous sert les (...)


Comme les cheminots, les salariés du rail, nous sommes de la classe sociale qui n’a d’autres choix que celui de travailler pour survivre. Nous sommes le prolétariat, au-delà des catégories professionnelles dans lesquelles la propagande dominante souhaite nous enfermer, par-delà le faux clivage public/privé, où elle nous incite à nous entredéchirer.

Comme les cheminots, les salariés du rail, nous avons, par le passé, obligé les capitalistes à nous céder des droits, des niveaux de salaires, des amortisseurs sociaux. Chaque fois que nous avons arraché ces “conquis sociaux”, c’est quand nous avons su dépasser les fausses oppositions que les bourgeois attisaient entre nous, c’est parce que nous avons réussi à nous rassembler à partir de notre condition générale d’exploités, à agir comme classe unie.

Aujourd’hui, nous n’en pouvons plus de crouler sous les attaques incessantes des capitalistes contre nos conditions de vie, nos salaires, nos droits politiques et sociaux, nos libertés. Cela fait des années que nous reculons face aux agressions contre le progrès humain, que mènent impitoyablement le patronat financier et industriel et ses sbires politicards… Des années que nous nous enfonçons dans la précarité, la flexibilité, la pauvreté, la démoralisation, la peur du lendemain, la perte de sensibilité et d’intelligence, l’individualisme… Et tout cela favorise la banalisation de la barbarie.

 

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12/03/2018
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