Ça va mal, très mal!


Ça va mal, très mal ! Le quinquennat de Sarkozy a commencé avec Bolloré et se termine avec Allègre. Histoire d’enterrer définitivement l’écologie, il n’y avait sans doute pas mieux. Ce rapprochement ne laisse rien augurer de bon pour un nouveau quinquennat possible avec Sarkozy. Ce genre de rapprochement me pose question sur l’honnêteté intellectuelle des politiques. Intellectuelle et honnêteté tout court. On a plutôt l’impression que leurs amitiés, leurs complicités, et en conséquence leurs ralliements ne dépendent en fait que des circonstances. On sent bien que l‘intérêt général est absent de leur problématique. Nous sommes bien face à des parcours  guidés uniquement par  des ambitions personnelles, une vision égocentrique du monde où tout est permis pour arriver à leurs fins. Ces gens sont à mille lieues du bien commun, de l’intérêt général, d’un engagement au service des autres. Mettre son envie, son talent, ses connaissances, son travail au service de ses concitoyens. Non ! Ces gens ne sont préoccupés que par eux-mêmes. Leur ambition première est de figurer au plus haut du podium, et peu importe qui il faut écraser et ce qu’il faut renier. Ils s’étonneront ensuite du regard négatif que de plus en plus de gens posent sur eux !

 

Ça va mal, très mal ! Un François Hollande qui ne parvient pas à se dépêtrer du piège que lui a tendu Le sortant. Le piège d’une campagne informe, indigne, immonde parfois. Le piège de la fuite en avant, de la manipulation, de l’invective. En cela, F. Hollande est décevant. Il subit plus qu’il ne conduit. Vouloir à tout prix séduire les modérés laisse le champ libre aux plus déterminés et aux plus agressifs. Le public avide de combats risque de ne retenir que celui qui frappe le plus fort. N’oublions que dans ce pays on a du mal à réunir 500 manifestants antinucléaires quand 80 000 personnes se pressent pour assister à un match de foot !

 

Ça va mal, très mal ! En plein entre deux tours, DSK fait sa réapparition et s’invite dans un débat déjà tellement dévoyé. Et ce « pauvre » Julien Dray qui s’offre en cadeau d’anniversaire une salade bien indigeste. Moscovici et Valls qui restent, Royal qui s’éclipse. Quelle image ! Sincèrement, sans présumer en rien de l’avenir judiciaire de DSK, sa place actuelle est, je le pense, dans le silence et la plus extrême discrétion.

 

Ça va mal, Vraiment très mal Je faisais part dans un précédent article de la possibilité bien réelle de voir Sarkozy l’emporter. Ces derniers jours ne viennent pas contredire ce que j’écrivais alors. En effet les derniers sondages lui accordent 1% de plus alors que son discours tombe chaque jour un peu plus dans le mensonge, l’outrance, le repli et le ralliement aux thèses frontistes.

 

Ça va mal, Vraiment très mal. Ce candidat sortant poursuivi par les affaires, affublé d’un bilan lamentable, n’est pas encore condamné à la défaite et c’est bien le problème.

 

 



02/05/2012
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