Brèves du 18/04/2015

Une ONG accuse le lobby du gaz de schiste de noyauter la Commission européenne

 

'ONG des Amis de la Terre Europe a claqué la porte d'un lieu de réflexion sur le gaz de schiste. Il s'agit du Réseau scientifique et technique européen pour l'extraction des hydrocarbures non conventionnels, initié et géré par le Centre commun de recherche (JRC).

Le JRC est le service scientifique intégré à la Commission. Son rôle est d'informer les décideurs politiques européens. Le réseau a pour mission d'évaluer les projets de fracturation hydraulique en cours et leurs conséquences.

Le 15 avril, l'ONG des Amis de la Terre a cependant accusé l'organisation d'être « en fait un lobby interne pour le gaz de schiste dans la stratégie énergétique de la Commission européenne ».

L'ONG estime que le réseau devrait être dissout, une idée qui a été écartée par la Shale Gas Europe, l'association européenne de l'industrie du gaz de schiste, et par la Commission européenne.

Un représentant de l'exécutif européen a expliqué à EurActiv que la Commission européenne regrettait la décision des Amis de la Terre, parce que « la participation de la société civile dans ce réseau est essentielle pour assurer un échange de positions équilibré ». «Ce réseau a pour vocation d'être un organe technique, et non de prodiguer des conseils à l'attention des décideurs ou de promouvoir les combustibles fossiles non conventionnels », fait remarquer un porte-parole.

Selon Shale Gas Europe, « il est contreproductif que certains lobbyistes comme les Amis de la Terre quittent ce processus important deux mois seulement après son lancement ». « Il s'agit plus d'un message politique que d'un réel désir de résoudre les défis énergétiques auxquels l'Europe fait face. »

Enquête

Le 15 avril, les Amis de la Terre Europe et l'Observatoire de l'Europe industrielle, une organisation de surveillance anti-lobbies, ont publié une enquête sur la composition du réseau scientifique et technique européen pour l'extraction des hydrocarbures non conventionnels.

Le réseau est composé de 74 membres, dont 14 travaillent pour la Commission européenne. L'enquête révèle plusieurs choses en ce qui concerne les 60 autres membres.

Plus de 70 % des membres représentent ou ont des liens financiers avec l'industrie de la fracturation hydraulique, alors que seuls moins de 10 % représentent la société civile.

Les personnes occupant les postes-clés, les cinq présidents des groupes de travail de l'organisation, travaillent pour l'industrie de la fracturation ou proviennent de gouvernements ou d'organismes favorables à la fracturation.

Les grandes entreprises du secteur, comme Cuadrilla, ConocoPhillips, Shell, Total, ExxonMobil et GDF Suez, sont toutes représentées dans le réseau.

 

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En vert, les représentants de la société civile ; en bleu, les membres du réseau ayant des liens avec l'industrie ; en turquoise, les représentants de la Commission européenne ; en orange, autres. (Source : infographie de l'Observatoire de l'Europe industrielle - Corporate Europe Observatory)

Les représentants de l'UE ont objecté que, contrairement à ce que relate l'enquête, il n'y a pas cinq présidents, mais seulement deux. Ils affirment qu'il n'existe que deux groupes de travail, chacun doté d'un président et d'un vice-président.

Selon les sources d'EurActiv, un représentant de l'industrie qui faisait une présentation lors de la première réunion aurait été pris par erreur pour le président d'un groupe de travail par l'ONG.

La présence des représentants de l'industrie est nécessaire, défend la Commission, afin que le réseau puisse avoir accès aux données environnementales et techniques spécifiques aux sites d'extraction.

Les représentants de la Commission soulignent également qu'une invitation à participer a été lancée lors de la création du réseau et qu'il n'était pas trop tard pour s'y joindre.

Les Amis de la Terre Europe affirment néanmoins que la promotion et l'expansion de la technique controversée de la fracturation hydraulique sont l'objectif principal du groupe de conseil.

Un réseau de facade ?

« L'étiquette de 'réseau scientifique et technique pour les combustibles fossiles non conventionnels' donne un air très objectif à l'organisme, mais ce n'est en réalité qu'une façade », dénonce Antoine Simon, militant anti-gaz de schiste pour l'ONG. « La Commission européenne donne trop d'influence à l'industrie de la fracturation et noie dans cette foule les citoyens et les groupes qui s'inquiètent, à raison, de cette industrie sale. »

Lire : L'Allemagne fait volte-face sur la fracturation hydraulique

 

La suite de l’article ici 

 

 

 

 

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'ai enfin compris pourquoi les politiques nous disent "être à l'écoute" des citoyens...

 

 

 

 


 

C'est fait, l'UMP est rebaptisé les Ripoublicains...


Interviewer la mère d'une fillette tuée la veille... Comment vous dire... Nauséeux!


Alors que ce gouvernement fait voter une loi restreignant les libertés individuelles, on apprend que le suspect du meurtre de la fillette à Calais était interdit de territoire depuis 2010... avant d'inventer de nouveaux modes de surveillance, faites donc respecter les lois existantes...


Ne pas comprendre que la loi d'aujourd'hui peut être la dictature de demain...


Le groupe Mulliez pèse 38 milliards... Patrick Mulliez avec un revenu de plus d'un milliard réussit, par le truchement d'une bonne optimisation fiscale, à payer la colossale somme de 135€ d'impôts. C'est vrai, les riches sont écrasés d'impôts...

 



19/04/2015
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