Nucléaire - Prix du kwh nucléaire. Pas rentable disent les industriels !


 

La France qui dispose déjà d'une production d'électricité "en base" d'origine nucléaire très (trop) importante a décidé la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR (Flamanville, Penly)... Pour le privé, les centrales nucléaires ne sont pas rentables, alors pourquoi continuer en France à maintenir une proportion aussi importante d'électricité d'origine nucléaire dans le réseau alors qu'il existe des énergies renouvelables moins couteuses à mettre en place ?

Le mode de financement du parc nucléaire français (amortissement, subventions) introduit des erreurs d'appréciation du coût réel de production de l'électricité. Ainsi, il est courant d'entendre dire que le nucléaire permet de produire de l'électricité bon marché. Cela est du au fait qu'EDF annonce aujourd'hui un cout de production du MWH nucléaire de 33 euros (2010). Hors, ce prix extrêmement bas ne tient plus compte du prix de construction des réacteurs. En effet, EDF avait dans un premier temps prévu une durée de fonctionnement et d'amortissement économique de 20 ans pour ses centrales nucléaires. Cette période ayant été dépassée, les couts de production prennent en compte uniquement les frais de fonctionnement, la maintenance et le combustible.

EDF a estimé à 600 millions d'euros par réacteur le coût pour prolonger la vie des centrales nucléaires françaises de deux fois dix ans. L'électricien demanderait une hausse de 30% du prix public de l'électricité étalée sur 5 ans pour rentrer dans ses frais... Le parc nucléaire français est composé de 58 réacteurs dont 34 réacteurs de 900 MW construits à partir des années 70. L'ASN (autorité de contrôle des installations nucléaires) a validé en juillet 2009, la capacité d'EDF à maîtriser la sûreté de ces réacteurs jusqu'à 40 ans.

Pour comparer de façon objective, le prix de l'électricité fournie, par exemple par un parc éolien et par une centrale nucléaire, il faut d'une part, intégrer les subventions directes de l'Etat, et d'autre part appliquer des coûts de construction comparables : même année et même pays.

Selon un document de la société AREVA intitulé "Business & Strategy overview" de juin 2009 qui cite des études de ENEL (July 2008), E.On (April 2008) et UBS (January 2009) :

Les prix de production du MWH pour des nouvelles installations en Europe sont en 2009 :

Nuclear € 50 - € 65
Combined cycle gas Coal : € 65 - € 82
Coal : € 55 - € 75

Dans un autre document intitulé "Appendix 1 Nuclear: a necessary part of the solution" de janvier 2009, on peut lire le prix de production du MWH éolien et de la biomasse énergie :

Wind € 53
Biomass € 65
Coal € 55 - € 75
Combined cycle gas € 65 - € 80
Nuclear €50 - € 55

Areva ne communique plus depuis quelques années avec les chiffres d'EDF (nuclear €27) qui ne sont pas utilisables pour comparer objectivement les technologies, pour les raisons expliquées plus haut.

Lire sur le forum Econologie.

Il est fréquent d'entendre dire par les associations anti-éoliennes que le développement de l'éolien va entraîner un surcout pour les français... Dans les faits, l'énergie éolienne est à peine plus couteuse que l'hydroélectricité. Ainsi en Espagne, l'électricité produite par les grands parcs éoliens est rachetée 65 euros le MWH au producteurs privés, ce qui permet d'estimer un coût de l'ordre de 55 euros le MW.h ...

Les chiffres d'EDF qui introduisent un biais dans la comparaison sont certainement responsables de l'absence de la France dans le secteur de l'éolien. Lorsque la société Areva a voulu acheter le constructeur d'éoliennes Repower en 2006, les politiques s'y sont opposés, puis lorsque le Ministre a donné son aval, il déjà était trop tard, et c'est l'indien Suzlon qui a pris possession de Repower en avril 2007 contre Areva après une OPA qui a duré des mois, et 3 surenchères...

L'étude du laboratoire national des énergies renouvelables aux USA


Publié en Janvier 2010, le dossier démontre la possibilité d'intégrer 20% d'électricité éolienne dans le réseau électrique américain d'ici 2024. Cela permettrait de créer 500.000 emplois et réduire de 25% l'activité des centrales au charbon. Le coût serait de 7 dollars par an et par foyer.

Le prix du Kw.h fourni par les centrales éoliennes dépend du gisement éolien. Il est compris aux USA entre entre 4 et 7 centimes d'euros pour l'éolien terrestre (5,5 ct d'euro en moyenne), et coûte en moyenne 8,1 ct€ pour l'éolien offshore. Le coût de production du kW.h nucléaire est compris entre 5,5 et 11 ct d'Euros soit un prix moyen de 8,2 ct Euro. Il est donc 30% moins couteux de produire de l'électricité avec des éoliennes onshore qu'avec une centrale nucléaire !

Le dossier du NREL au format PDF.

Sans le soutien des Etats le nucléaire ne peut se développer


L'électricien américain AMEREN, basé dans le Missouri avait choisi Areva et la technologie EPR pour construire et exploiter un nouveau réacteur nucléaire de 1600 MW sur son site de Callaway. La demande d'autorisation avait été faite en 2008 à la Commission de la réglementation nucléaire qui régule le secteur.

Le 23 avril 2009, Ameren a annoncé qu'il suspendait toute initiative pour construire une nouvelle centrale nucléaire dans le Missouri. La législation serait défavorable et la rentabilité serait impossible.

Le cout du réacteur nucléaire était estimé à six milliards de dollars. "Il nous fallait une certitude financière et règlementaire pour poursuivre et ça ne s'est pas produit", a dit la porte-parole d'Ameren Susan Gallagher. Elle n'a pu dire si Ameren relancerait le projet si la législation changeait. Ameren avait demandé une subvention prélevée sur les factures d’électricité. Après une campagne d'opposition menée par une association de contribuables et les écologistes, le parlement du Missouri a refusé.

L'électricien Eskom basé en Afrique du Sud avait lui aussi pour ambition de construire 10 centrales nucléaires. Finalement la coalitions syndicales COSATU et NUM se sont prononcées contre les projets pour des raisons d’environnement et d’économie.

Le nucléaire a besoin des subvention de l'Etat pour assurer sa rentabilité :

Une fois de plus la technologie nucléaire démontre sa non rentabilité pour peu que la réglementation ne lui accorde pas un régime de faveur. En France, il a été dénoncé à de nombreuses reprises que sur de nombreux points : gestion des déchets, provisions pour démantèlement, sécurité, assurance, recherche, la filière nucléaire faisait assumer à l'Etat des frais qui normalement devaient être à sa charge.

Les illusions du nucléaire...


L'électronucléarisation de la France a commencé en 1974 à l'occasion de la crise pétrolière, alors qu'aux Usa notamment les industriels étaient perplexes sur la rentabilité de la filière. Aujourd'hui le nucléaire français s'appuie toujours sur quatre illusions : la rentabilité, l'indépendance énergétique, le recyclage et la maîtrise total du risque.

Ces dernières années, l'industrie nucléaire a misé sur la lutte contre le changement climatiques pour amorcer un retour de la filière, et quelques leaders politiques ont cru que c'était une bonne idée... Si EDF aujourd'hui annonce un cout moyen de production du KW.h électrique à 2.7 c€, le futur réacteur nucléaire EPR fait monter la facture à 5,5 c€ le KW.h (source officielle EDF)...

Pour Marc Vergnet président de la Société Vergnet : "Si tout le monde faisait du nucléaire comme en France, il y aurait 30 ans de réserve maximum. Personne n’ose le dire mais l’uranium n’est pas la solution à long terme. L’éolien se développera car il est déjà économiquement légitime. La France est le 2e gisement éolien européen."
(La Tribune d'Orléans 8/10/09)

Une récente étude du Earth Policy Institute, affirme que le secteur privé n'investit pas dans le nucléaire car la rentabilité de cette filière est déficiente sans l'injection d'aides publiques, directes ou indirectes. Lester Brown s'appuie sur une étude d'Amory B. Lovins qui indique que le prix de l'électricité produite à partir d'une centrale nucléaire s'établit autour de 14 ¢US (11 ct€) du kilowattheure alors que l'électricité produite avec une éolienne coute 7 ¢US (5,4 ct€). Cette estimation tient compte du prix de l'uranium, de l'investissement initial, du cout de fonctionnement, de l'entretien, du transport et de la distribution d'électricité. Cette étude n'intègre pas les coûts de l'élimination des déchets radioactifs, des assurances qui devraient couvrir les risques d'accident nucléaire et du démantèlement des centrales nucléaires !!

L'analyse de Earth Policy Institute présidé par Lester R. Brown, qui s'intitule The Flawed Economics of Nuclear Power.

L'étude de Amory B. Lovins publiée par 
Rock Mountain Institute.


Les coûts de l’énergie nucléaire de plus en plus élevés. Une étude de l'Institute for Energy and Environmental Research traduit en français : IEER


Un rapport de 1997 de l'Assemblée nationale fait le point sur les coûts de production de l’électricité. Le rapport s'intéresse à l'aval du cycle nucléaire. "Les dépenses de recherche financée par l’Etat que l’on peut évaluer à environ six cent millions de francs par an, ne sont pas pour le moment imputées et devraient l’être." A cette époque EDF prévoyait de produire en 2005, le KWh EPR à 20 Francs (3 ct€). Quand l'EPR de Flamanville a été lancé le chiffre était passé à 4,6 ct€ le kwh, puis 5,5 ct€ aujourd'hui ... L'étude insiste sur la nécessité d'intégrer le régime de subvention aux couts de production lorsqu'on met en concurrence différentes technologies de production d'électricité.

En 1998, l'Institut d'Evaluation des Stratégies sur l'Energie et l'Environnement en Europe a réalisé pour le compte de l'ong Green-Peace, un rapport intitulé "Soutiens et subventions de l'état aux énergies en France". Le rapport mettait en relief le poids écrasant du soutien au nucléaire par rapport à celui accordé aux énergies renouvelables : le soutien aux énergies renouvelables ne représentant qu'entre 1 et 4% du soutien apporté au nucléaire.

L'étude montre également le biais introduit dans le calcul des coûts de production électronucléaire, et revient sur les incertitudes concernant le coût du démantèlement des centrales nucléaires, et les considère comme une subvention indirecte dans la mesure où ils seront largement supportés par les générations futures.

INESTENE

Comparaison des subventions au nucléaire et aux énergies renouvelables en France

Que disent les partisans du nucléaire ...?


L'étude du Massachusetts Institute of Technology :


Le Massachusetts Institute of technology vient de mettre à jour son rapport déjà publié en 2003 sur l’avenir du nucléaire aux Etats-Unis. Le nucléaire est trop cher et trop risqué pour les investisseurs privés, il faut des aides de l'Etat pour qu'il se développe.

Les coûts de construction ont augmenté de 15% par an durant les 5 dernières années. Le prix du KW installé était en 2007 de 4000 dollars pour le nucléaire, de 2300$ pour le charbon et 850$ pour le gaz. Le MIT a ainsi calculé un prix de revient de 84 dollars le MWh pour le nucléaire (64 euros), de 62$ pour le charbon et 65$ pour le gaz.

Récemment, le fabricant d'éoliennes Suzlon (qui a racheté Repower en avril 2007) annonçait le prix du MW éolien installé en baisse à 1 million d'euros.

L'étude du MTI (Massachusetts Institute of technology)

Les chiffres de l'IEA et de la NEA (lobby nucléaire) :


Comparaison du prix de production de l'électricité de différentes énergies

Aucune technologie ne dispose d'un avantage économique permanent. Selon cette étude le nucléaire est l'énergie la plus compétitive avec des taux d'intérêt faible de 5%. Sinon, les centrales au gaz ou au charbon produisent de l'électricité moins chère même en cas de taxation des émissions de CO2 à 30 euros la tonne.

Dossier commun de l'IEA (Agence internationale de l 'énergie) et de la NEA (Agence pour l'énergie nucléaire) : "Couts prévisionnels de production de l'électricité 2010" : Dossier IEA/ NEI 2010

Le nucléaire est-il totalement dé-carboné ?


Selon les dernières estimations de l'Ademe, produire de d'électricité avec un réacteur nucléaire engendre l'émission de 50 grammes de CO2 par kilowatt.heure, et non 5 grammes comme on peut souvent le lire. L'Ademe a, en effet pris en compte toutes les émissions de CO2 du cycle de vie du combustible uranium (extraction, transformation, concentration, enrichissement du minerai, recyclage, gestion des déchets) et celui des centrales nucléaires (construction, exploitation, démantèlement).

Un chercheur de l’Université de Singapour, Benjamin Sovacool a fait la synthèse de 103 recherches scientifiques publiées à ce jour pour déterminer l'impact de l'énergie nucléaire au niveau des émissions de CO2. Sa conclusion indique que les centrales nucléaires sont responsables en moyenne de l'émission de 66 grammes de CO2 par kilowattheure, soit 8 à 15 fois moins que les centrales thermiques à combustibles fossiles (selon leur rendement énergétique)), et 8 fois plus que l'éolien.

A lire sur le site de l'APERE.
Le Soir
Oko Institut

Etat des lieux :


Au 31 décembre 2008, il y avait 440 réacteurs nucléaires en service à travers le monde, représentant 375 GW répartis dans 40 pays. Les 5 pays qui possèdent la plus importante puissance de production d'électricité nucléaire sont les Etat-Unis avec 104 réacteurs (100 GW), la France 59 réacteurs (63 GW), le Japon 53 réacteurs (46 GW), la Russie 31 réacteurs (22 GW) et la Corée 20 réacteurs (17 GW).

La participation du nucléaire à la production mondiale d'électricité est de 14%.

Il y a, à travers le monde 45 réacteurs nucléaires en construction.

Plus de 100 réacteurs nucléaires sont arrêtés, seuls quelques-uns ont été démantelés.

La France a t-elle sous-évalué le prix du démantèlement des réacteurs ?


La dé-construction des centrales nucléaire est-elle pris en compte à sa juste valeur par l'électricien EDF ? Le réseau Sortir du nucléaire qui regroupe de nombreuses associations environnementalistes "reprochent à EDF d’avoir sous-estimé les coûts de démantèlement qui se compteraient en centaines de milliards d'Euros et non en dizaines de milliards."

Le numéro 2 de la revue "Alternatives" (2002) publiée par la société Areva, nous apprend comment sont calculées les provisions pour démantèlement :

"Le coût du démantèlement futur des réacteurs est bien inclus dans le coût de production de l’électricité. Cette provision, EDF la constitue depuis 1979. L’an dernier, EDF a ainsi ajouté 600 millions d’euros aux 7,5 milliards déjà épargnés. Le coût de ce démantèlement, estimé à 15 % des dépenses d’investissement, est réévalué chaque année pour prendre en compte la dérive des prix."

Selon SIA Conseil qui cite un rapport de gestion 2008 publié par EDF, les coûts de démantèlement pour un réacteur de type EPR (1,6 GW) à eau pressurisée sont évalués à 450 millions. EDF aurait ainsi ajouté en 2008, 500 millions d’euros au fond démantèlement pour porter son montant à 13,6 milliards d’euros.

Sources : Un article publié par SIA Conseil.

Prix constatés pour des démantèlements complets :

90 M€ pour 100 MW (Niederaichbach - USA)
250 M€ pour 167 MW (Yankee Rowe - USA)
117 M€ pour 32 MW (Windscale - GB)

Couts prévisionnels annoncés :

4 Milliards (Md)€ pour 2,2 GW en 5 tranches (Greifswald - Allemagne)
21 Md€ pour 100 GW répartis sur 104 réacteurs (USA)
103 Md€ pour 9 GW répartis sur 35 réacteurs (GB)
250 M€ à 500 M€ selon les sources par GW (France)

Situation de la France :

Centrales arrêtées : 6 / 14 réacteurs / 13,3 GW
Centrales en service : 19 / 58 réacteurs / 62,5 GW
Centrales en construction : 2 / 2 réacteurs EPR / 3,3 GW

Face à ces chiffres qu'il conviendrait de réactualiser en euros 2009, il est raisonnable de s'interroger sur les écarts de prix constatés d'un pays à l'autre. Est-il aussi couteux de dé-construire une centrale aux USA en plein désert qu'il est délicat de réaliser la même opération et d'éliminer les déchets sur le continent européen ?

Force est de constater que la France avec environ 20 Milliards d'euros de provisions à terme pour 70 GW est le pays d'Europe qui a estimé au plus bas le cout du démantèlement des réacteurs... Environ 250 M€ pour 1 GW ... En comparable, les travaux devront couter 8 fois moins cher que les prévisions allemandes, et 10 à 40 fois moins cher que les prévisions anglaises selon qu'on ramène le prix au nombre de réacteurs ou, à leur puissance... 

Pour l'instant, aucune centrale nucléaire française n'a été démantelée en totalité. Des travaux ont commencé sur 9 réacteurs. Les plus avancés, sur la micro centrale de Brennilis en Bretagne (70 MW) ont déjà couté 470 M€ et devraient se terminer en 2016.
Le cout actuel du démantèlement de la centrale de Brennilis est déjà 20 fois supérieur à l'estimation de la commission PEON....

Sources wikipedia

Le démantèlement de l'usine nucléaire UP2 400 située à la Hague commencera en 2010.
Les travaux vont durer 25 ans à indiqué la société Areva qui a évalué le coût à 2,5 milliards d'euros pour trois installations. Le chantier va produire environ 2300 m3 de déchets radioactifs chaque année.

Il y a au total 123 installations nucléaires en France. Une commission d'enquête publique vient de suspendre la dé-construction du réacteur de Brennilis située dans le Finistère pour manque d'information et contradictions dans le dossier.

Le 30 mars 2010, le gouvernement a annoncé accorder 5 ans de plus à EDF pour constituer les ressources nécessaires au démantèlement des installations nucléaires. La loi Birraux de 2006, donnait à l'entreprise jusqu'en juin 2011 pour constituer un portefeuille d'actifs dont la vente progressive doit permettre de fiancer la dé-construction des centrales, le stockage définitif des déchets et la gestion du "combustible" retraité. Fin de 2009, EDF disposait de 11,4 milliards d'euros pour un coût total officiellement évalué en 2008 à 16,9 milliards d'euros.

Au regard de ces incertitudes, la France aurait intérêt à diversifier son parc de centrales électriques. Si le nucléaire a certainement une place dans un mix énergétique moderne, il est regrettable qu'une sou-évaluation du cout de production de l'électricité issue des réacteurs nucléaires conduise à disqualifier dans notre pays des énergies renouvelables comme l'éolien qui sont disponibles, non polluantes et moins couteuses... 

En 2005, la Cour des Comptes a estimé que les sommes provisionnées pour le démantèlement du parc français (58 réacteurs) devaient s’élever à 71 milliards d'euros (soit plus que les recommandations de la commission PEON), ce montant reste bien en deçà des prévisions anglaises.
Source

La Criirad dénonce vivement un arrêté passé inaperçu


La Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) dénonce vivement un arrêté passé inaperçu, et qu'elle attaque devant le Conseil d’Etat. En mai 2009, le gouvernement a publié un arrêté autorisant l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction !

L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été consulté et a émis un avis défavorable : la loi du 28 juin 2006 sur la gestion des matières et déchets radioactifs confirme l’absence de seuils de libération des radionucléides et interdit la dilution comme mécanisme d’élimination.

Le site Enviro2B pose la question : Pourquoi avoir pris un tel arrêté, qui pourrait poser des problèmes de santé publique, en disséminant ces rebuts radioactifs dans tous les foyers ? Sans doute pour offrir à l’industrie nucléaire l’opportunité de recycler les millions de tonnes de déchets radioactifs issus du démantèlement des réacteurs nucléaires français.

La France se retrouve devant des montagnes de produits radioactifs dont elle ne sait que faire, indique la Criirad. On parle de millions de tonnes de rebuts à traiter dans les décennies à venir. Il faut trouver des sites où les stocker, et cela ne sera pas simple et le coût sera élevé. Le magasine Que Choisir de janvier en page 4 titre "Déchets nucléaires : on risque de les avoir chez soi". Si l’arrêté n’est pas annulé, vélos, meubles, vêtements pour adultes et voitures pourront bientôt contenir des métaux, plastiques, ciments issus du démantèlement d’installations nucléaires.
Sur Agoravox, Alain Michel Robert réagit "Mais qui donc arrêtera cette bande de cinglés qui nous gouvernent ?!".

http://www.criirad.org/
Enviro2b.com/

Augmentation des rejets radioactifs ?


20/04/2010 : Le Réseau Sortir du Nucléaire dénonce un amendement au projet de loi Grenelle 2 qui permettrait aux installions nucléaires d'augmenter leurs rejets radioactifs avec une simple autorisation administrative.

Communiqué.

Les tarifs de l'électricité pourraient augmenter de 25 à 30% en 5 ans


A la suite du rapport de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ANS) rendu public mardi 3 janvier 2012, et qui impose à EDF des mesures de sécurité renforcées autour des centrales nucléaires, certains spécialistes estiment que leur mise en place coutera plus de 10 milliards d'euros à l'opérateur. Officiellement, l'impact ne devrait pas dépasser 2% du prix de facturation de l'électricité. Dans les prochaines années, EDF devra également financer la rénovation des réacteurs nucléaires (plus de 600 millions d'euros par réacteur pour prolonger leur vie de deux fois dix ans, soit 40 MdsE pour les 58 réacteurs hexagonaux). "Si je voulais nous mettre à l'abri d'une surprise, je dirais que le surcoût des mesures prises après Fukushima s'élève à moins de 10 MdsE", a déclarer le président d'EDF, Henri Proglio, dans les colonnes du "Monde" daté du 5 janvier, "mais je pense qu'une partie est d'ores et déjà comprise dans les investissements de 40 milliards décidés avant Fukushima". 

Pour conclure provisoirement ...


Nous pouvons dire que les centrales nucléaires ne produisent pas de l'électricité bon marché contrairement aux données officielles produites en France, et qu'elles font courir un risque très important aux populations. L'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl a probablement couté la vie à des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes parmi la population et les 600.000 "liquidateurs" intervenus après la catastrophe de 1986. Le cout de cet accident a été évalué à 500 milliards de dollars...

En intégrant les "couts cachés" tels que les subventions, la gestion des déchets et surtout le démantèlement des réacteurs nucléaires qui reste à venir, force est de constater, comme le dit Corinne Lepage, que le nucléaire "nous coute les yeux de la tête"...

Références et autres ressources...


22 Mars 2011 : Le vrai coût de l'énergie nucléaire en débat : Le lien entre énergie nucléaire et électricité bon marché est-il un leurre franco-français ? En Belgique, où 52% de l'électricité est d'origine nucléaire les prix sont pourtant parmi les plus élevés du continent.... Pour Jean-Marie Chevalier, professeur à l'Université de Paris-Dauphine si les 58 réacteurs français construits il y a 25 ans en moyenne sont amortis, il manque 46 euros par MWH pour couvrir les couts de prolongation de leur durée de vie et de démantèlement ! De quoi doubler le prix de l'électricité en France qui est "artificiellement bloqués". Lire la suite sur Lexpress.fr



L'énergie éolienne moins cher que le nucléaire, affirme le directeur général du climat de l'UE. Connie Hedegaard dit baisse des coûts de l'énergie éolienne offshore, il est véritable alternative à l'industrie nucléaire en crise.

"L'énergie éolienne a longtemps été considérée comme un moyen coûteux de produire de l'énergie, un coût d'environ deux à trois fois plus que l'érection d'éoliennes sur terre, mais la charge est susceptible de descendre, tandis que les coûts de l'énergie nucléaire sont opaques, d'après l'analyse par la Commission européenne...."

A lire : Guardian.co.uk (18/03/2011).

Qui va payer la facture pour le réacteur EPR ? Selon un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et l’Agence Nucléaire de l’OCDE l’électricité produite par l’EPR pourrait être bien plus chère que prévu...

Actuellement, l’électricité en base est vendue à 34 €/MWh par EDF sur le marché de l’énergie [2]. Cependant, selon Les Echos, l’explosion des coûts de l’EPR pourrait faire passer le prix de production de l’électricité à 55 €/MWh [3]. Et le rapport de l’AIE prévoit une fourchette de prix de production encore plus haute, de 42 à 69 €/MWh !
hns-info 

Le lent démantèlement de Super Phenix ...

Le réseau Sortir du nucléaire dénonce un risque technologique majeur sur les réacteurs nucléaires de type EPR.

Stratégies pour sortir du nucléaire : LE NUCLÉAIRE ENTRE RENAISSANCE ET FIN D’EMPIRE

Le recours de la FNE contre la construction d'un 2em EPR à Flamanville rejeté par le Conseil d'Etat.

Quand EDF joue en bourse et perd l'argent du démantèlement

EPR finlandais : la débâcle continue ! A lire sur le blog de Greenpeace

A lire dans le magazine Usine Nouvelle : Deux kilogrammes de déchets nucléaires par français et par an. Fin 2007, la France totalisait 1 million 142 300 mètres cube de stocks de déchets radioactifs. Et une partie infime, mais la plus radioactive, reste stockée temporairement en attendant une meilleure solution. 
Usinenouvelle

Une étude réalisée en 2007, par le Ministère de l'environnement en Allemagne trouve que le nucléaire génère du CO2 et n'est pas bon marché : Lire sur le site des Amis de la Terre.

Une étude réalisée par Greenpeace Suisse a calculé un prix pour le MW.h d'électricité d'origine nucléaire de 130 euros ! Soit près de TROIS fois plus cher que l'électricité d'origine éolienne (53 euros). Cette étude a été réalisé sur la base de chiffres connus pour les 75 réacteurs installés aux USA et sur de récentes constructions de réacteurs nucléaires en Inde.

Les dossiers du magazine Télérama :
Dossier 1
Dossier 2

Un livre de Marc Atteia sur le nucléaire : "Le Technoscientisme, totalitarisme contemporain" aux éditions Yves Michel.http://www.noslibertes.org.

 



09/02/2012
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