Nécrocarburants


Quelques chiffres à mettre en perspective pour prendre conscience de l'absurde course en avant de nos sociétés énergivores. Dans un monde où tout le monde ne mange pas à sa faim, comment demander à la terre qu'elle fasse avancer nos voitures. Des cultures intensives s’étenent en ayant recours à la déforestation, à l’expropriation de petits paysans, aux OGM et à des pesticides, mettant à mal les dernières terres fertiles du globe. Jusqu'où?... Jusqu'à qand?...

 



Il faut environ 225 kilos de maïs pour faire un plein de 50 litres de carburant agroalimentaire.225 kilos de maïs, c’est suffisant pour nourrir une personne pendant un an.

 

La quantité de maïs parti en fumée de gaz d’échappement aux USA aurait pu nourrir 330 millions de personnes alors qu’elle ne représentent que 3¨% de la consommation de carburants.

 

Un quart de toutes les cultures de maïs et autres céréales cultivées dans les États-Unis se termine maintenant comme biocarburant dans les voitures plutôt que d’être utilisé pour nourrir la population.

 

A peu près 1/6ème de l’humanité, est sous-alimenté.

 

Avec 30 milliards de dollars annuels on pourrait doubler la production alimentaire, et rassasier une planète qui comptera plus de 9 milliards d’individus en 2050. 30 milliards de dollars, c’est  2,5% des dépenses militaires dans le monde.

 

la Banque mondiale a reconnu le 4 juillet 2008 que les biocarburants ont provoqué une hausse des prix du marché mondial de l’alimentation de 75%.

 

Un kilo de maïs nécessite 450 litres d’eau.
La demande croissante d'agrocarburants entraîne les cours du maïs à la hausse le rendant ainsi inaccessible à de plus en plus d'êtres humains.
1 litre de carburant, c'est de 1000 à 3000 litres d'eau.

 

 

 

 Quelques liens intéressants.



26/01/2012
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie