Manger local.


Déjà cela signifierait qu'on renonce à tout ce qui est produit hors de notre pays : adieu chocolat, café, thé, bananes, oranges, citrons, pamplemousses, avocats, ... Vous êtes prêt.es pour cela ? OK, passons à l'étape suivante.

Ensuite, comme je me suis posé la question de la distance kilométrique qui définit le "local", beaucoup m'ont répondu : là où on peut aller à pied, ou en vélo (mais pas en voiture ni en train ni en bateau ni en camion ni en avion) ; à 50 kilomètres ; à 25 kilomètres maximum ; à une heure de route maximum (donc là c'est en voiture je suppose).
Comme je suis très cool, j'ai décidé de donner du mou et de dire : dans un rayon de 100 kilomètres maximum, et seul le transport par avion est totalement exclu.

Si je me l'applique à moi-même voici ce que cela donne, mais chacun.e peut l'appliquer à sa propre situation et réfléchir au changement de vie que cela implique.

- d'abord, première évidence : les côtes sont à bien plus de 100 km de chez moi, par conséquent je devrai renoncer totalement au poisson et autres produits de la mer ;
- j'aurai accès à un choix intéressant de légumes de toutes sortes, produits à partir de 60 km environ autour de chez moi ; plus près que cela, ça n'existe pas ici en zone urbaine ;
- j'aurai aussi accès à des fruits, mais avec un choix beaucoup plus restreint qu'aujourd'hui en raison des conditions climatiques requises : adieu les agrumes, les pêches, les abricots, les noix,...etc...et le raisin !
- qui dit adieu au raisin, dit aussi adieu évidemment au vin, à tous les vins...et au vinaigre de vin.
- pas de problème particulier pour les produits à base de farine de blé ou autres plantes comparables, cela pousse en abondance ici : donc OK pour le pain, les pâtes,etc...
- en revanche je serais obligée de dire adieu au riz, qui ne pousse pas sous nos climats...
- il reste les produits animaliers autres que ceux de la mer. Pas de souci pour trouver des poulets et des oeufs. Idem pour le lait de vache et certains fromages régionaux (Brie, Coulommiers, Chaource...). En revanche adieu le lait de brebis ou de chèvre, et tous les fromages qu'on fait avec. Adieu aussi les fromages des Alpes ou d'autres régions...
- Et le sucre ? seul le sucre de betterave sera encore possible. Adieu sucre roux de canne, et adieu miel.
- Et l'huile ? Adieu l'huile d'olive (et les olives en général), bonjour huile de colza ou de tournesol.
- Et le sel ? Adieu au sel marin, bonjour au sel gemme.

Je m'arrêterai là pour ce qui me concerne, mais j'encourage tout le monde à tenter cet exercice.
Cela éclaire les idées et permet de savoir exactement de quoi on parle quand on dit qu'il faut manger local...

(et bien sûr cela sous-entend qu'on mange bio et de saison aussi, sinon aucun intérêt).

 

Brigitte Parraud



05/11/2018
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