Macron a-t-il calmé les colères?


https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/j.gif’ai fait aujourd’hui l’effort d’écouter sa majesté Macron parler à son peuple. Et qu’ai-je entendu? Rien ! Le vide sidéral… Oh, je ne dis pas que l’homme n’a pas parlé, mais il a parlé de choses qui n’intéressent pas les gens qui ont lancé le mouvement des gilets jaunes et continuent à le faire vivre. La rue lui parle de difficultés à vivre, il répond transition écologique. Il dit bien qu’il va aider les gens pour leurs fins de mois, mais il ne change rien à sa politique. En un mot comme en cent, il nous dit, je vous ai entendus, et il nous a entendus, je vous ai compris, et je suis certain qu’il a fort bien compris, mais je ne changerai rien car je ne suis pas là pour ça. Mais ça il ne le dit pas fort. Il n’en a pas le courage !

 

Alors, pour ce qui me concerne, et je ne suis certainement pas le seul, il n’a pas calmé ma colère, il a juste remis un peu de bois dans le feu. Et les réactions que je vois ce soir montrent qu’à l’évidence, beaucoup de français ont vécu cette conférence de presse comme une agression: une de plus.

 

Et comme si ça ne suffisait pas, le joueur de pipeau vert de Rugy reçoit ce soir des "représentants" des gilets jaunes. Des "représentants" ! Ça aussi ça me met en rage ! Qui ? Pourquoi ? Elus par qui, avec quel niveau de représentativité donc ?  Car c’était bien là jusqu’à présent ce qui faisait la singularité du mouvement, son manque d’organisation, de structure, de porte-paroles. J’ai dit et écrit ailleurs que de mon point de vue, il était urgent de structurer le mouvement, de proposer des assemblées générales qui éliraient des membres dûment identifiés ayant pour mission de prendre la parole auprès des autorités, des municipalités, des associations, et de manière générale, tous ceux qui, chacun dans son domaine représentent des groupes de français.

 

Ce travail n’étant pas encore réalisé, le mouvement n’a objectivement aucun représentant, aucune parole reconnue et admise.

 

Nous sommes en présence d’individualités, certains s’y accrochent même avec véhémence, qui pensent, l’époque sans doute, que les réseaux sociaux permettent à eux seuls toutes les révoltes sociales.

 

Mais voila, le mouvement piétine. II piétine car il ne repose que sur l’immense bonne volonté et acharnement d’un certain nombre de personnes. Ne pas se structurer, c’est se priver d’un possible élargissement de l’audience, d’avoir une visibilité, de pouvoir fédérer et d’emporter l’adhésion d’un nombre plus grand de français !

 

Beaucoup se satisfont de la prétendue approbation révélée par les sondages (avec les réserves d'usage) … Dont acte. Les français soutiennent les gilets jaunes… Mais où sont-ils quand il s’agit d’exprimer la colère ? C’est bien là le problème. Comment obtenir l’adhésion et la participation d’une majorité de concitoyens, cette adhésion et cette participation qui pourraient faire pression sur le pouvoir.

 

Voila la seule question qui compte aujourd’hui, avant de savoir qui peut et doit parler et à qui.

 

Les manigances du pouvoir sont grotesques et évidentes. Parler à certains pour satelliser les autres. Admettre pour compromettre.

 

Alors, je le redis encore une fois, et peut-être sera-ce la dernière, car à force de parler dans le vide on se lasse, il faut absolument donner corps à ce mouvement, créer des collectifs, avoir des gens clairement identifiés pour parler au nom de tout le monde, se donner les moyens de rassembler une plus grande partie de la population, et si le rapport de force devenait suffisant, de pousser le gouvernement à entendre et agir dans notre sens!

 

On peut rêver encore !

 



27/11/2018
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