Le service national de Macron suscite des critiques de la gauche française.


Comment la presse du royaume uni voit le lancement du SNU (Service National Universel).

Puisque vous ne verrez pas ça dans la presse française, je vous ai traduit cet article du Guardian.

 

 

 

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es premières images d'un procès du service national obligatoire d'Emmanuel Macron pour les adolescents français ont suscité des critiques de la gauche : les jeunes sont obligés de porter des uniformes, d'assister tôt le matin aux cérémonies du drapeau et de chanter l'hymne national.

Macron avait provoqué la surprise lors de sa campagne présidentielle en 2017 quand il avait promis d'introduire le service national obligatoire pour donner aux filles et aux garçons "une expérience directe" de la vie militaire.

Le projet a ensuite été modifié pour devenir le service civique obligatoire - avec la participation des militaires, mais sans aucune manipulation d'armes - dans lequel les jeunes apprendraient les premiers secours, l'autodéfense et les valeurs républicaines comme moyen d'apporter une "cohésion sociale" à une nation fracturée.

Cette semaine, les premiers essais ont commencé avec des adolescents de différents milieux qui ont été rassemblés pendant deux semaines - dans des bâtiments, y compris des internats, des villages de vacances et des campus universitaires - où ils ont pris part à des débats sur la société, ont appris à lire des cartes et à prodiguer les premiers secours, et ont appris à reconnaître l'égalité des sexes et les fausses nouvelles, avant une deuxième phase de deux semaines à travailler en tant que bénévoles pour une organisation caritative ou pour une administration locale.

Mais lorsque les premières images de dizaines de jeunes en uniforme bleu marine immaculé, alignés dans le style de l'armée et chantant l'hymne national aux cérémonies du drapeau tôt le matin, sont apparues, les critiques de gauche ont dénoncé cet exercice comme trop coûteux et d’un type de nationalisme forcé qui ne devrait pas être rendu obligatoire.

Des images de jeunes regardant le match de la Coupe du monde de football féminin France-Nigéria en compagnie d'un ministre du gouvernement ont suscité des critiques dans les médias sociaux. Des inquiétudes ont également été soulevées lorsque des volontaires été victimes de malaises sous la chaleur alors qu'ils assistaient à une cérémonie en l'honneur du général Charles de Gaulle en Normandie.

Un syndicat de lycéens, l'UNL, qui s'est opposé au projet, a déclaré : "Est-il dans l'air du temps de contraindre les jeunes à aller chanter sous un drapeau à 8 heures du matin ? Ce service national universel ne doit pas être rendu obligatoire."

Céline Malaisé, conseillère régionale communiste, a tweeté : "Ce vieux cauchemar nationaliste me dégoûte." Elle lui reproche de "nier le libre arbitre des jeunes, leur engagement, leur esprit critique" et le qualifie de "mascarade" hypocrite alors que les ressources allouées aux écoles sont insuffisantes.

Le politicien socialiste Boris Vallaud a déclaré que le coût estimé à plus de 1,5 milliard d'euros (1,3 milliard de livres sterling), une fois le service devenu obligatoire en 2026, devrait plutôt être injecté dans l'éducation. Il a dit que c'était le travail des écoles d'assurer la cohésion, arguant qu'essayer de prétendre que la "fraternité" peut s'apprendre en deux semaines en partageant une chambre était une "plaisanterie".

Gabriel Attal, un jeune ministre de la jeunesse et de l'éducation, a défendu le service comme un moyen de renforcer la cohésion et d'acquérir des compétences pratiques.

Il a décrit la routine dans le journal Le Parisien : "Tous les matins, ils se réveilleront à 7 heures et prendront part à une cérémonie du drapeau à 8 heures avec l'hymne national. Chaque jour, il y aura différents modules, par exemple sur la défense, le développement durable ou les valeurs de la république. Ils auront une heure de temps libre à la fin de la journée, quand ils pourront utiliser leur téléphone portable. Leurs téléphones seront interdits pour le reste du temps."

Il a dit qu'il s'agissait d'aider les jeunes à "apprendre les réflexes pour se défendre et se protéger", par exemple comment réagir à une attaque terroriste ou à une catastrophe naturelle. Il a dit qu'il y aurait des simulations de crise comme les accidents nucléaires.

La France a supprimé progressivement le service militaire obligatoire entre 1996 et 2001. Macron, 41 ans, est le premier président français à ne pas avoir été appelé à servir dans l'armée.

Lorsqu'il a annoncé pour la première fois l'idée d'introduire le service national obligatoire, Macron l'a inscrit dans le cadre des efforts de la France pour se préparer à une ère de "turbulence" mondiale comparable à celle de la guerre froide.

Mais la promesse de la campagne était aussi perçue comme un moyen de faire naître la nostalgie patriotique du service militaire à une époque où les divisions sociales s'accentuent.

 



20/06/2019
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