Le grand débat national, le piège et le dilemme.


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ême une lecture rapide permet de flairer le danger de cette missive (et pas missile) Elyséenne. Outre la platitude du propos et la médiocrité du style, il écrit comme il parle, le piège saute aux yeux du lecteur un tantinet informé.

 

Tour d’abord, on parlera de tout, sauf de ce que sa majesté repousse. Donc, le retour de l’ISF, la disparition du CICE, vous pouvez oublier. Comme l’a dit un de ses soutiens, nous allons de l’avant, inutile de revenir sur des mesures anciennes. Il faut oser non ?

 

Par contre, le président à la recherche de bons plans nous explique que nous pourrons lui indiquer de quels services publics nous sommes prêts à nous séparer. Car, comprenez bien, quelles que soient les remontées, de toutes façons, pour lui, c’est déjà acté, il y aura des coupes sombres dans les services publics et il a l’outrecuidance de se débrouiller pour que cette atteinte soit en quelque sorte actée par les citoyens eux-mêmes ! Gonflée la méthode.

 

Dernière mâchoire du piège, on pourra discuter de quotas éventuels de migrants. Alors, là, c’est le pompon ! Ce type n’a pas le courage d’assumer une politique courageuse et humaine dans ce domaine et il refile le bébé aux participants à ce débat. Désolé pour les migrants, mais si leur nombre diminue, c’est par la volonté du peuple. Ou comment se la jouer Le Pen en apparaissant comme un grand démocrate. Incroyable !

 

En résumé, pour bien caractériser le piège qui nous est tendu, On ne répond pas aux questions qui risquent fâcher le monarque, on lui donne carte blanche pour démanteler ce qu’il reste de services publics, je vais pratiquer une politique d’extrême droite, mais ce n’est pas de ma faute, ce sont les français qui l’ont voulu.

 

Voila donc où nous en sommes. Une fois le piège déterré, que fait-on ? Là est le dilemme.

 

Les médias d’ailleurs ne s’y sont pas trompés qui nous expliquent qu’il y a matière à dissensions au sein du mouvement des gilets jaunes. Oui, que voulez-vous, il faut continuer à dénigrer, on n’est pas au bout de la route !

 

Plus sérieusement : participer ou ne pas participer ?  A vrai dire, je ne sais que penser !

 

Ne pas participer, c’est dire à Macron qu’on a bien compris ses intentions, qu’on n’est pas dupes, et qu’on ne veut pas participer à cette mascarade. Mais c’est également se priver d’une occasion de lui faire savoir que nous ne sommes pas dupes.

Participer,  c’est courir le risque de légitimer la manœuvre de Macron, lui permettant de se prévaloir ensuite du soutien des français à sa politique.

 

Comment choisir ? Entre s’entendre dire qu’on ne saisit pas la main tendue pour s’exprimer, et que la politique de ce gouvernement a été approuvée et en partie inspirée par ce débat… Que faire !

 

Je ne vois pas d’autre issue raisonnable que de ne pas être présents dans ces réunions institutionnalisées et contrôlées, mais organiser des réunions de réflexion ailleurs, partout, même en petit nombre, sans contrainte, et de faire remonter les conclusions via la plate forme internet qui sera mise en ligne semble-t-il.

 

Une organisation citoyenne, en dehors des cadres, pour se rencontrer, se connaitre, discuter, débattre en dehors de normes imposées, sans tabou, en toute liberté. C’est justement tout ce qu’ils ne veulent pas !

 



15/01/2019
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