L'argent n'a pas d'odeur!


 2 magnifiques exemples  de honteuses pratiques qui montrent s'il en était besoin que certains n'ont aucun scrupule quand il s'agit de jouer avec les millions... des autres...

 


 

 

Ce fonds d'investissement qui prospère... sur l'hébergement de migrants aux frais de l'Etat.

 

Une filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a créé un fonds d'investissement pour racheter plusieurs hôtels pour loger des demandeurs d'asile. Elle promet à ses souscripteurs un copieux rendement. Et sans risque, car c'est l'Etat qui règle le prix des chambres.

Et si vous investissiez dans le demandeur d'asile ? C'est un placement qui rapporte 3,5 % par an pour une prise de risque limitée, puisque l'Etat garantit quasiment le rendement. La proposition sonne comme une plaisanterie. Elle est pourtant sérieuse. Ampère Gestion, filiale immobilière de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a créé en 2017 un fonds d'investissement baptisé Hémisphère. Souscrit par des investisseurs institutionnels (dont BNP Paribas Cardif et CNP Assurances), il a permis de lever 100 millions d'euros. Cette somme a financé le rachat de 59 hôtels F1, ex-enseigne low-cost du groupe Accor, et leur transformation en foyers d'accueil. Au dernier pointage, ces foyers accueillaient deux tiers de demandeurs d'asile et un tiers de personnes hébergées en urgence.

 

Investir sur 10 ans.

 

Un logement payé par l'Etat, à hauteur de 16 € par nuit et par personne. En rationalisant la gestion, confiée à Adoma (autre filiale de la CDC), Ampère arrive à servir aux actionnaires un rendement deux fois supérieur à celui de l'assurance vie en 2018 (1,8 % en moyenne). Ce généreux gestionnaire, qui étudie en ce moment le rachat d'autres structures d'hébergement, propose un investissement sur dix ans. Pour ceux qui en douteraient encore, voilà qui confirme l'évidence : la « crise » des migrants est structurelle et l'hébergement « en urgence » correspond en réalité à un besoin pérenne. La source ici

 


 

 

Comptes de campagne : ces 8 millions venus des Emirats qui ont sauvé le FN en 2017.

 

Après la Russie, les Émirats arabes unis. Bien souvent en délicatesse avec les banques, le Front national – rebaptisé depuis Rassemblement national -, a été sauvé de la banqueroute, après la campagne présidentielle de 2017, par un prêt de 8 millions d'euros consenti, nous apprend Mediapart ce vendredi 4 octobre, par l'homme d'affaires français Laurent Foucher, via une banque émiratie.

Le contrat, signé à Bangui (République centrafricaine) fin juin 2017, a permis au parti d'extrême droite de ne pas déposer des comptes en déficit, ce qui aurait provoqué l’invalidation et donc le non-remboursement des dépenses de campagne de Marine Le Pen. Alors que les comptes du FN étaient à ce moment-là déficitaire de "5 à 6 millions d’euros", selon Mediapart, les fonds ont été transférés depuis la société de gestion d’actifs Noor Capital, basée à Abou Dhabi (Émirats arabes unis), en direction de la Société générale, alors banquière du FN.
"Une bonne opération"

Les intérêts de Laurent Foucher se concentrent surtout en Afrique, dans les secteurs du pétrole et de la mine. Il dirige également l'opérateur de téléphonie Telecel Group, implanté dans 26 pays. "Je ne l’ai pas fait pour des raisons idéologiques, ni à la place de quelqu’un d’autre", assure-t-il au média en ligne. "J’avais ces 8 millions. Ils m’ont dit que c’était une question de vie ou de mort, je l’aurais fait pour n’importe qui. (…) Avec ce prêt rémunéré à 6 % sur huit mois, je réalisais une bonne opération.

 

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04/10/2019
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