Entrée en matière


Quelques réflexions « galactiques »…pour une nuit d’été.  J’ai la faiblesse de penser que nos conceptions générales de l’univers, du cosmos, ne sont pas indépendantes de notre processus de pensée et sont également liées à nos conceptions « terriennes » : humaines, sociales, politiques, comme dans notre rapport à la nature à laquelle, la «pôvre », nous appartenons. D’où le besoin de terminer par une allusion à la vie quotidienne, surtout  si l’on veut bien prendre en compte que «le particulier»  entretient toujours un lien avec «le général». On pourra trouver dans l’évocation de « l’argile », un clin d’œil aux croyants pratiquants.

 

 

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’univers, où va-t-il perdre ses frontières ?
L’univers, comment dérive-t-il du temps ?
Les soleils où se vident-ils de lumière ?
La lumière est-elle le miroir du temps ?
Fleurs du ciel, testament, cris de la matière,
De quel port, de quel passé nous parlez-vous ?
Vers quel bord de quel infini fuyez-vous ?

 
Voyageur sans but d’un système solaire,
L’Homme n’est qu’un maillon enchaîné à l’eau
Arpentant un tas de poussières stellaires
D’où la vie eut de quoi tirer le gros lot.
Le soleil n’a pas toujours chauffé la Terre
Elle a dû, pour se former, prendre le temps
Son argile, elle l’a attendue longtemps.
 

Dieux trahis, la matière n’est pas très sage
Et vous pend aux lois de la gravitation
Ce n’est plus de vous qu’on attend des messages
Mais de voix franchissant les constellations.
Quelque part, la vie est-elle de passage ?
Astres morts, avez-vous vu du fond du temps
Une vie qui nous a cherchés tout son temps ?
 

Quelque part, y a-t-il des mondes sans guerre,
Quelque part, y a-t-il de l’or sur du sang ?
Trouve-t-on aussi des vivants qui espèrent,
Des pouvoirs pour garrotter les mal-pensants ?
Galaxies, avez-vous nos flots de misère,
Avez-vous des luttes tournées vers l’avant ?
Quelque part, y a-t-il l’herbe dans le vent ?
 

Le soleil est bien capable de se taire,
Pourra-t-on détourner la conversation ?
Fuira -t-on vers l’embellie d’une autre Terre ?
Saura -t- on jongler avec les attractions ?
Recharger la vieille pile nucléaire,
Ou sera -t- on dans un éclat général
Propulsés en grains du vide sidéral ?
 

Mouvement, tu fais la vie de la matière
La vie ne peut se mirer que dans la mort
Et la mort, c’est de la vie en héritage
L’univers n’a rien à faire du remords.
Etre humain, fils des étoiles buissonnières,
Je t’entends, qui traverse la rue sous l’eau
C’est six heures et le voisin part au boulot.

Celui qui en a.

Marius Vinson

 



27/07/2019
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