Emilie Loridan: pendant l'euro de foot, les drames continuent!

 

https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/d.gifans le bruit, les chants, les hurlements, quelques 20 millions de français se passionnent la bière à la main pour des adolescents attardés qui tapent dans un ballon. On vous rebat les oreilles avec des élans de concorde nationale, de communion, de ferveur… Foule enthousiaste pour des riens, pour un jeu du cirque qui lui bouffe le cerveau, du moins ce qu’il en reste.

Et dans ce brouhaha, dans ce vacarme, Emilie Loridan s’en va. Epuisée par un vain combat, par le désespoir. Elle se donne la mort laissant derrière elle deux enfants de 6 et 8 ans. Pourquoi ce geste ? Cette maman sans ressource s’est simplement vu supprimer allocations familiales et APL au prétexte qu’elle percevait 398 euros d’allocation d’enfant handicapée pour sa fille trisomique. A bout, ne voyant pas comment se sortir de cette situation, sans réponse à ses questions et démarches, elle a abandonné le combat.

Gageons qu’il n’y aura pas d’allocution présidentielle, pas d’hommage, pas d’excuses présentées par une administration aveugle et sourde, broyeuse de vies fragiles. Les médias n’en feront pas leur UNE, ce n’est qu’un drame ordinaire comme en vivent des milliers de français dans l’indifférence glaciale des responsables.

Cette dame est partie faute d’argent, si peu d’argent au regard des 300 000 euros de prime pour des footballeurs ou pour 30 secondes de pub un soir de match.

On est confondu en pensant qu’il aurait suffi de si peu pour qu’ Emilie n’abandonne pas… Si peu qui lui a été refusé. Ce petit peu qui fait la différence entre l'humanité et la barbarie.

 



15/07/2016
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie