De plus en plus riches et arrogants.


On ne peut rien faire braves gens. C’est la crise ! Et puis, le MEDEF qui exprime un « ras-le-bol fiscal » à la une de tous les médias complaisants.

 

La réalité montre que si crise il y a, elle ne frappe pas ceux qui crient et se plaignent le plus. Si la pression fiscale s’accroit, elle ne frappe pas ceux qui reçoivent le plus. Si le pouvoir d’achat diminue pour beaucoup de français, ce sont les plus nantis qui voient le leur augmenter. Alors, encore une fois, voici quelques chiffres pour informer les petits et demander aux plus gros de bien vouloir arrêter de pleurnicher, ils en sont indécents !

 

Ces chiffres, quels sont-ils ?

 

La rémunération moyenne des dirigeants des 120 premières entreprises françaises cotées en Bourse a augmenté de 2,4% en 2012. Elle atteint désormais 2.839.000 euros.

En tête de ces pauvres français, Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, avec 14,9 millions d'euros (+36% sur un an). Sachez que ce monsieur n’en ayant apparemment encore pas suffisamment envisage de s’expatrier.

Les patrons du SBF 80, ont vu l’augmentation de leurs rémunérations atteindre 9,3%. Chez les patrons du CAC40, elle baisse de 6,3% à 3.968.000 euros. Ce qui est encore très supportable non ?

 

Treize dirigeants gagnent plus de 240 fois le SMIC, soit 4,7 millions d’euros. Certains qualifient sans sourire ce niveau de rémunération comme un "maximum socialement acceptable". C’est de l’humour je suppose !

 

Sur la première marche du podium, Bernard Charlès déjà cité, directeur général de Dassault Systèmes, avec 14,9 millions d'euros. Suivent Carlos Ghosn PDG de Renault-Nissan, avec 13,4 millions d'euros et Bernard Arnaud, Christian Dior-LVMH; avec 9,5 millions d'euros.

 

Au moment où le gouvernement fait les poches des classes moyennes, assujettit à l’impôt des français jusque là exonérés en raison de leurs faibles revenus, récupère en catimini une partie de l’épargne des gens modestes, ces rémunérations donnent la nausée. Nausée encore plus grande quand ces nantis viennent à longueur de journée se plaindre d’être des mal aimés, d’être écrasés par une fiscalité confiscatoire, et menacent de s’expatrier.

 

Quand indécence et arrogance se mêlent à ce point, il convient de réagir. Je dis que ces chiffres sont « socialement, humainement, éthiquement insupportables » comme le sont ceux qui en bénéficient.

 

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06/11/2013
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