Ce que veulent les gilets jaunes


https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/c_6657436.gife que veulent les gilets jaunes, à côté de toutes leurs revendications pour une vie plus décente, c’est une nouvelle « nuit du 4 août 1789 » où la noblesse et le clergé abandonnèrent leurs privilèges, hérités de la France féodale et monarchique.
Dans la France d’aujourd’hui, ces privilèges sont multiples : poudres, toilettes et fêtes des monarques et de leur Cour (innombrables carrosses avec chauffeurs, multiples valets, garde prétorienne, lustres de cristal, repas caviardesques, palais de lumière, etc), salaires exorbitants des patrons du CAC 40, et parachutes dorés, gros actionnaires choyés), placards confortables de la République, fonctions et prébendes accordés par la faveur des princes, privilèges des corps constitués de la politique, de la haute administration et de l’université.
Les nouveaux aristocrates
La Révolution de 1789 forgea le passage de la civilisation féodale à l’ère démocratique ; aujourd’hui, c’est une nouvelle démocratie que les gilets jaunes réclament, l’abolition des privilèges représentant la première étape de ce changement majeur. Le peuple des gilets jaunes sent confusément que le régime actuel corrompu et repu ne les protégera pas des orages totalitaires qui s’annoncent à l’horizon, de l’islamisme, de la pauvreté généralisée et voulue, de la destruction de leur démocratie. Ce pouvoir qui se donne à l’encan, aux technocrates de Bruxelles, à l’Allemagne de Merkel, aux grands patrons, aux financiers (qui accumulent richesses sur richesses mais pour en faire quoi ? pour en faire profiter leurs semblables ? que nenni ! « Partager », quel mot abominable! Liberté, Egalité, Fraternité, des mots de manants, de gueux qui n'ont le droit que de cracher leur misère) – Cela le peuple n'en veut plus plus.
Les gilets jaunes veulent de la reconnaissance. Ils disent vouloir être écoutés dans leurs souffrances, mais surtout affirment avec force que la vraie reconnaissance consisterait à ce qu’il y ait davantage d’égalité et de justice, signifiés justement par l’abandon volontaire des privilèges. Il ne s’agit pas d’une utopie révolutionnaire mais d’une simple reconnaissance par plus d’égalité. Leurs souffrances, concrètes et immédiates, les gilets jaunes en parlent et réclament l’amélioration de leur vie quotidienne, mais ils souffrent aussi, comme leurs ancêtres de 1789 les « sans-culottes ». Comme ceux-ci, les « sans dents » rejettent ce nouveau Versailles bourgeois, cette nouvelle aristocratie suffisante et arrogante qui croit détenir la sainte vérité, ces princes et princesses, marquis et duchesses des temps modernes qui dilapident l’argent public dans des fêtes ou des retraites dorées.
Nous ne sommes plus dans le conte de la « Belle au Bois Dormant », mais dans celui du « Petit Poucet » où l'Ogre dévore les enfants.
Les nouveaux pauvres face à l’indifférence de Macron. Macron, n’a pas vu venir cette « grogne », cette révolte d'une population en voie d’appauvrissement et en chute sociale.
Cette partie de la société laissée pour compte pendant de longues années : traités de beaufs et de racistes trop souvent, ces nouveaux pauvres, c'est une majorité de Français qui veulent survivre dans le chaos du monde, dans cette mondialisation trop malheureuse pour bon nombre d’entre eux.
L’avenir est imprévisible. De toute façon, ce qui est dit aujourd’hui, c’est la nécessité de la création d’une nouvelle vie démocratique, où le peuple a la parole sur ce qu’il sait de sa vie, souvent pas facile, et où il est écouté, entendu, respecté pour son intelligence et son savoir.
Les grands équilibres financiers doivent peut-être être préservés, mais c’est une nouvelle ère qui doit commencer, celle de la parole et de la décision démocratique.
Enfin, ce mouvement existe aussi parce qu’il donne de la chaleur par la rencontre avec les autres et la sortie de la solitude dépressive. Un peuple a besoin de s’unir pour être fort. Avec une autre partie de ce peuple qui vit dans les grandes métropoles et leurs banlieues
Puisse ce peuple de France être entendu dans ses aspirations et non pas menacé, manipulé, obligé finalement de rentrer dans le rang et l’ordre des privilégiés de la fortune et du savoir.

 

Mimi



04/12/2018
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