Syrie, où est la vérité?


Bon, tant pis, mais je vais jouer les incrédules et peut-être ne pas me faire que des amis. Mais quand je lis cette information : "Laurent Fabius déclare: "le président de la coalition syrienne m'a confirmé une attaque chimique" en Syrie"... En quoi cela a-t-il valeur de preuve? Que des substances chimiques aient été utilisées, apparemment pas l'ombre d'un doute. Mais ensuite, comment et par qui? Où y a-t-il commencement de début de preuve. Qu'il soit bien clair que je ne prends pas la défense du boucher de Damas... Mais je veux juste attirer l'attention sur la valeur de la preuve, dans tous les domaines, mais surtout celui-ci. Il est facile d'interpréter un événement avec sa propre lecture qui n'est peut-être pas celle de la vérité. Nous avons à faire dans ce bas monde à des spécialistes de la manipulation. Nous devons être prudents et circonspects face aux informations qu'on nous assène. Garder du recul, ne pas se jeter sur l'information uniquement parce qu'elle correspond à la vision et à l'analyse que l'on a d'une situation. En Syrie comme ailleurs. la situation est bien trop complexe, les enjeux bien trop aigus pour que l'on bâtisse ses convictions sur des affirmations non étayées. Ma grand-mère dans sa grande sagesse disait: "c'est la poule qui a pondu qui chante la première"... Elle ne faisait pas de géopolitique c'est vrai la brave femme, mais n'avait-elle pas raison? Évitons de nous laisser berner, et ne tombons pas dans le piège de l'immédiateté, méfions-nous de ce que l'on entend nous présenter comme des évidences. N'oublions jamais les armes de destruction massive de Sadam Hussein....

 

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22/08/2013
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Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.

Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.

La Boétie