De l'argent? Il y en a, il y en a beaucoup! 360 milliards qui nous échappent.


Fatiguant de lire partout les mêmes poncifs néolibéraux. Fatiguant de voir systématiquement les opprimés reprendre les arguments de leurs oppresseurs pour justifier et accepter l’oppression.

Ceci est particulièrement vrai lorsqu’on lit que « l’état n’a plus d’argent », tous les avantages issus du CNR ne peuvent plus être maintenus faute de financement. Et voilà, nous sommes en faillite. Et  les arguments ruissellent : L’état qui vit au-dessus de ses moyens, les français qui sont des assistés, des fonctionnaires trop payés et fainéants, des retraités trop choyés… J’arrête là, ce trop plein d’arguments fallacieux donne la nausée.

Quelle est la réalité ? N’y a-t-il vraiment plus d’argent dans les caisses ? Et si les manques provenaient simplement du fait que ceux qui le pourraient ne participent pas à la nécessaire solidarité nationale.

Où se cache donc cet argent qui nous manque ? Trois pistes possibles.

 

200 milliards générés par la spéculation.

Ces spéculateurs auxquels devait s’attaquer le président sont responsables des bulles et des crises financières. Leur impact social est énorme. Taxer les transactions financières permettrait de décourager la spéculation, de réduire le pouvoir de la finance et de récupérer cette somme considérable.
Après avoir déclaré vouloir participer activement à cette lutte, le gouvernement français la juge maintenant « excessive » et semble vouloir reculer. L’influence des lobbys est semble-t-il sans limite.

Que le gouvernement respecte donc son engagement initial, que les transactions sur les devises soient intégrées à cette taxation, que l’onmette fin aux opérations financières « nuisibles », à commencer par le trading à haute fréquence et les produits dérivés.

100 milliards de « surcoût » annuel du capital.

De quoi est-il question ?

« Chaque année, les entreprises non financières versent 130 milliards d’euros, sous forme de dividendes aux actionnaires et d’intérêts aux prêteurs. »

Il est admis qu’une partie des dividendes est « légitimée » par le risque pris par les investisseurs et le coût de fonctionnement des banques. Cette part « légitime » représente quelques 30 milliards. Les 100 milliards restants sont donc versés sans aucune justification économique. C’est cette manne qu’il faut récupérer. 

60 milliards de fraude et d’évasion fiscale.

A quand des contrôles accrus ? A quand les mesures pour lutter contre ce scandale.

 

Le total est vite fait, et il est édifiant. Quelques 360 milliards récupérables qui changeraient irrémédiablement la donne dans notre pays. Mais pour cela, il faudrait une volonté politique affirmée et le courage qui va avec.

 

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03/12/2013
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