Au pays de Jaurès, les mots ont un sens.

 

J’ai toujours pensé que les mots avaient un sens. Je découvre aujourd’hui avec effarement que certains mots sont insensés. « Mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement bête… ». Celui qui tient ces propos se dit socialiste, il exerce ses misérables talents au pays de Jaurès, il parle d’un jeune idéaliste mort à Sivens. Frappé dans le dos, dangereux provocateur, par une grenade offensive selon toute évidence. Monsieur Carcenac, mais qui êtes-vous donc pour piétiner ainsi la mémoire d’un jeune homme dont la seule faute a été de vouloir défendre l’environnement, son environnement, le votre également accessoirement. Mais cela, en avez-vous seulement conscience. La vision du monde de Rémi est visiblement très éloignée du monde dans lequel vous naviguez. Compte tenu de votre attitude, et de celle du gouvernement que vous soutenez, vous ne risquez pas mourir pour vos idées. Elles sont trop à géométrie variable : d’ailleurs, avez-vous des idées, de grandes idées, de celles qui fondent une société et bâtissent un monde ? Je ne le crois pas. Vous êtes misérable, misérable dans la forme, misérable sur le fond. Ce sont vos idées et ceux qui avec vous les défendent qui sont mortels. Rémi n’a pas été tué par une idée, il est mort par la faute d’un pouvoir sourd et de tous ceux qui le soutiennent. C’est vous et ce que vous défendez qui êtes hautement toxiques, qui obscurcissez l’avenir, qui définissez une société que nous sommes de plus en plus nombreux à rejeter. Mourir pour ses idées, ce n’est pas « bête », c’est tout simplement inadmissible, insupportable, monstrueusement dramatique.

Ce jeune homme restera à tout jamais votre mauvaise conscience… s’il vous en reste une.

 



03/11/2014
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