31 juillet 1914, pourquoi ont-ils tué Jaurès?

 

 La Une du Colibri aujourd'hui 31 juillet ne pouvait pas être autre...

 

https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/i.gifl est 21h40 ce 31 juillet 1914. Jean Jaurès est attablé au Café du Croissant, dos à la rue. Il achève de dîner en compagnie de quelques-uns de ses collaborateurs de L’Humanité, journal qu’il a fondé dix ans plus tôt et dont le siège se trouve à quelques pas de là. La discussion est engagée sur l’imminence de la guerre. Soudain, un poing armé surgit de la fenêtre entrebâillée. Deux coups de feu éclatent. Puis un cri de femme : « Jaurès est tué, Jaurès est tué ! » La première balle l’a atteint à la tête. Son assassin, Raoul Villain (le bien nommé), est appréhendé presque aussitôt alors qu’il tente de s’enfuir en courant. aures.jpg


Des mots qui raisonnent.

 

"https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/d.gife nations à nations, c’est un régime barbare de défiance, de ruse, de haine, de violence qui prévaut encore.

Même quand elles semblent à l’état de paix, elles portent la trace des guerres d’hier, l’inquiétude des guerres de demain : et comment donner le beau nom d’humanité à ce chaos de nations hostiles et blessées, à cet amas de lambeaux sanglants ? Le sublime effort du prolétariat international, c’est de réconcilier tous les peuples par l’universelle justice sociale. Alors vraiment, mais seulement alors, il y aura une humanité réfléchissant à son unité supérieure dans la diversité vivante des nations amies et libres. Vers ce grand but d’humanité, c’est par des moyens d’humanité aussi que va le socialisme. À mesure que se développent chez les peuples et les individus la démocratie et la raison, l’histoire est dissipée de recourir à la violence. Que le suffrage universel s’affirme et s’éclaire ; qu’une vigoureuse éducation laïque ouvre les esprits aux idées nouvelles, et développe l’habitude de la réflexion ; que le prolétariat s’organise et se groupe selon la loi toujours plus équitable et plus large ; et la grande transformation sociale qui doit libérer les hommes de la propriété oligarchique, s’accomplira sans les violences qui, il y a cent dix ans, ensanglantèrent la Révolution démocratique et bourgeoise, et dont s’affligeait, en une admirable lettre, notre grand communiste Babeuf."

 


Jacques Brel - Jaurès [1977] 

 



02/08/2015
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